A Prague, un pédagogue novateur (1)
Pourquoi, sur ce site dédié à la musique, évoquer un pédagogue ? De plus, il y a fort à parier que ce nom František Bakule n’évoque rien à beaucoup de lecteurs. Patience, la suite nous ramènera à la musique et le choix de cet instituteur tchèque pour plusieurs articles s’expliquera alors.
Une nébuleuse très active de pédagogues, dès le début du XXe siècle et plus intensément après la première guerre mondiale, entreprit une remise en question des pratiques pédagogiques dans un vaste mouvement communément appelé l’Ecole Nouvelle (1). On peut citer en Suisse, Adolphe Ferrière (1879 - 1960) et Edouard Claparède (1873 - 1940) -ouvrant la voie aux études de Jean Piaget (1896 - 1980) - et Robert Dottrens (1893 - 1984), en Belgique Ovide Decroly (1871 - 1932), en Italie Maria Montessori (1870 - 1952), en France Roger Cousinet (1881 - 1973), Gisèle de Failly (1905 - 1989) et surtout Célestin Freinet (1896 - 1966) sans compter le russe Anton Makarenko (1888 - 1939), l’espagnol Francisco Ferrer (1859 - 1909), l’autrichien Rudolf Steiner (1861 - 1925), le polonais Janusz Korczak (1878 - 1942) et le britannique Alexander Sutherland Neill (1883 - 1973) sans pouvoir nommer tous ceux qui, un jour ou l’autre, en Europe et aux USA tentèrent et souvent réussirent des expériences pédagogiques extrêmement fécondes. Dans ce mouvement éducatif, le rôle de František Bakule, en Tchécoslovaquie, est moins connu. Il apporta pourtant sa pierre à ce vaste édifice de refondation de l’éducation. Comme la plupart de ses collègues de l’Education Nouvelle, il créa un établissement pour les enfants dont il s’occupait. Les autorités politiques des pays dans lesquels ces pédagogues expérimentaient leurs réflexions ne voyaient généralement pas d’un bon œil ces tentatives éducatives.
Entrons un peu dans le déroulement de sa vie et de sa carrière. En 1877, il naquit à Lidmovice, en Bohême au nord-ouest de České Budějovice. A l’âge de 20 ans, il devint instituteur. Dès qu’il débuta son enseignement, il sut qu’il ne souhaitait pas reproduire les exercices formels qu’on lui avait enseignés. Il revendiquait plus de liberté dans sa pédagogie. Dès son installation dans son deuxième poste d’instituteur, il créa une chorale, geste qu’il renouvela lors de sa nomination dans son quatrième poste à Malá Skála en 1902.
Avide de savoirs, il lut l’œuvre de Tolstoï dont un roman le bouleversa, La Sonate à Kreutzer. Quelques années plus tard, la destinée de cette femme qui mourut sous les coups d’un mari jaloux de son entente musicale avec un violoniste émut un compositeur, Leoš Janáček, qui ne tarda pas à composer un trio (2). Curieuse coïncidence entre un pédagogue qui rejetait l’enseignement habituel et un compositeur (3) qui repoussait l’académisme musical. Ces deux hommes Bakule et Janáček ne se rencontrèrent pourtant pas, semble-t-il. Le jeune instituteur continua son exploration de la littérature de Tolstoï en s’intéressant à ses réflexions pédagogiques dans lesquelles la non-directivité tenait une place non négligeable qui rejoignait ce que pensait Bakule.
A la suite de plusieurs années d’expérimentation, il se forgea peu à peu une pratique novatrice. Bien évidemment, les autorités autrichiennes regardaient avec défiance cet « enfant terrible de la pédagogie » (4) quand elles ne condamnaient pas ses pratiques considérées comme des expériences néfastes. Puisqu’il ne trouvait plus des conditions propices à son enseignement, il démissionna de l’enseignement public pour rejoindre un Institut pour enfants handicapés (5) où il resta jusqu’à la fin de la guerre de 14-18. En 1914, une jeune fille, Lida Durdiková (6), rallia l’Institut où elle devint rapidement l’assistante de Bakule qu’elle accompagna jusqu’en 1933. Au cours de son passage à l’Institut, il convertit sa classe en atelier où il tenta de répondre aux besoins de chacun de ses enfants.
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| František Bakule © Médiathèque du Père Castor, Meuzac |
Reprenant son indépendance au moment de la création de la république tchécoslovaque, il regroupa autour de lui, enfants handicapés et enfants pauvres d’un faubourg de Prague. Dans son nouvel institut, plaçant l’enfant au centre de son enseignement, initiant ses élèves à la vie, leur inculquant l’amour de la recherche à travers des ateliers de travaux manuels (menuiserie, couture, imprimerie, art graphique, entre autres) desquels découlaient des apprentissages en langue, en mathématique, etc. Bakule approfondit son attitude éducative face à ce groupe hétérogène d’enfants, mêlant valides et handicapés, unis dans leur pauvreté originelle, mais riche de possibilités grâce à une pédagogie ouverte. Confiant envers ses élèves, il les plaçait dans des situations où ces derniers auto-corrigeaient leurs travaux. S’inspirant des recherches de ses collègues d’autres pays intégrés dans l’Ecole Nouvelle, il inaugura dans son pays ce qu’un peu plus tard Célestin Freinet dénomma le texte libre. Dans la mise en place de toutes ces techniques, Bakule souhaitait « éveiller la curiosité [de ses enfants], leur donner le désir de continuer à apprendre toujours et mieux, en faire des gens plus heureux, plus généreux » (7). De nouveau, l’instituteur créa une chorale. Après des tournées de concerts en Tchécoslovaquie, les élèves de Bakule reçurent une bourse de la Croix-Rouge américaine qui leur permit l’acquisition d’une maison à Prague dans la rue Mozart, encore une coïncidence, à quelques pas de la villa Bertramka où résida le compositeur autrichien. Ainsi le pédagogue put-il se fixer et offrir aux enfants un toit et de meilleures conditions d’étude. Au printemps 1923, les choristes et leur maître, au cours d’une tournée américaine, fascinèrent les spectateurs et le Président des USA qui les reçut à la Maison-Blanche. Les tournées s’enchainèrent en Allemagne, au Danemark en 1926, un peu plus tard en Hongrie en 1930. Chaque fois, ces voyages et les concerts donnés ramenèrent des subsides qui aidèrent Bakule à améliorer l’intendance et les outils éducatifs.
Sans que Prague put réclamer détenir le titre de capitale de l’Ecole Nouvelle, le personnage de Bakule, ses engagements envers les enfants, ses résultats avec eux incitèrent un certain nombre d’intellectuels et d’artistes à visiter son institut lorsqu’ils séjournaient en Tchécoslovaquie. Parmi eux, remarquons la présence des poètes et écrivains Rabindranath Tagore (8), Jules Romains, du peintre François Desnoyers et même de l'abbé Maillet, futur directeur des Petits Chanteurs à la croix de bois.
Parallèlement à ses multiples activités pédagogiques innovantes, František Bakule participa aux travaux des congrès internationaux de pédagogie. En 1925, à Heidelberg, Adolphe Ferrière le remarqua tandis qu’à Locarno en 1927, il rencontra Ovide Decroly et Paul Faucher. Cette circonstance eut un premier effet heureux pour la relation entre Bakule, ses petits choristes et la France. A chaque congrès, la chorale fut remarquée comme le relate sobrement la rédactrice française qui participait au congrès de Locarno «l’admirable chœur des grands élèves de Bakule (de Prague) qui, par la beauté des voix et par le pur sens musical, fut un enchantement» (9).
En 1928, une délégation du syndicat national des instituteurs et institutrices de France se rendit en Allemagne, Autriche et Tchécoslovaquie «pour rechercher les moyens d’établir une collaboration pacifique entre les instituteurs de chaque pays et pour se renseigner aussi sur les expériences pédagogiques poursuivies dans ces pays» (10). A Prague, elle visita František Bakule et ses enfants choristes. Leurs chants et leurs travaux artistiques les touchèrent si bien qu’une invitation à venir en France l’année suivante fut lancée. Paul Faucher (11), membre du Bureau français d’éducation, se joignit au comité d’organisation de ce voyage en France des enfants tchèques et de leur instituteur prévu au printemps 1929.
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| Bakule et Paul Faucher 1947 © Médiathèque du Père Castor, Meuzac |
Mais les difficultés apparurent que la crise économique de 1929 aggrava. Bakule tenta par tous les moyens de sauver son Institut. Malgré l’appui de personnalités politiques de premier plan, le bâtiment fut vendu aux enchères et Bakule, lui-même, se trouva ruiné. Des problèmes de santé n’arrangèrent pas ses affaires. Impossible de repartir de l’avant d’autant que la situation politique de son pays empira avec l’annexion des Sudètes par l’Allemagne nazie, suivie par l’invasion du reste du territoire mettant un point final à l’existence de la Tchécoslovaquie en mars 1939. Des années de silence suivirent. A la fin de la guerre, Bakule entrevit un espoir de relancer son combat pédagogique. Las, le coup de Prague de 1948 sonna le glas de ses espérances. Le pouvoir communiste ignora purement et simplement les acquis de sa pédagogie quand il ne la condamna pas expressément. Bakule décéda en 1957 au terme d’une vie toute entière dévouée à l’éducation.
Cette première moitié du XXe siècle vit se développer des courants pédagogiques, porteurs d’espoir de réussite pour les enfants de milieu modeste dans lesquels František Bakule tint une place très particulière. Tournant le dos aux méthodes traditionnelles qui favorisaient plutôt les élèves issus de classes sociales fortunées (apprentissage par cœur, compétition entre les élèves, etc.) ces pédagogues instituèrent la non-directivité, aidant chaque enfant à être actif, autonome et à se former par lui-même au moyen d’outils individualisés sans oublier une nécessaire coopération du groupe classe pour apprendre à vivre en société. Bakule s’inscrivit dans ce mouvement en mettant en œuvre des voies particulières dues à son expérience et au contexte dans lequel il vivait, l’art au service du développement de l’enfant. Spécialement par l’essor du chant choral qui fera l’objet d’un autre article (voir ci-dessous).
Ne réduisons pas la rénovation pédagogique tchèque à un seul homme. Si l'histoire a retenu le nom de Bakule, c'est bien sûr par sa volonté et sa hardiesse à développer son enseignement, par son implication dans le mouvement international de l'Ecole Nouvelle et par la réussite artistique de sa chorale d'enfants et d'adolescents. Cependant, il n'œuvra pas seul. Ladislav Havránek (1884 - 1961) autre enseignant tchèque agit avec force et ténacité pour modifier les pratiques pédagogiques dans le domaine de l'écriture, des mathématiques et de l'art graphique. Il entra en contact avec Lída Durdiková, collaboratrice de Bakule avant qu'elle ne devienne une des responsables en France des Albums du Père Castor avec son mari Paul Faucher. Un autre pédagogue tchécoslovaque, Otokar Chlup prit la direction, à l'automne 1927, de la revue Nové Skoly (Nouvelle Ecole) dont le titre indiquait bien dans quelle direction les rédacteurs, en priorité des instituteurs et professeurs, travaillaient.
Ne réduisons pas la rénovation pédagogique tchèque à un seul homme. Si l'histoire a retenu le nom de Bakule, c'est bien sûr par sa volonté et sa hardiesse à développer son enseignement, par son implication dans le mouvement international de l'Ecole Nouvelle et par la réussite artistique de sa chorale d'enfants et d'adolescents. Cependant, il n'œuvra pas seul. Ladislav Havránek (1884 - 1961) autre enseignant tchèque agit avec force et ténacité pour modifier les pratiques pédagogiques dans le domaine de l'écriture, des mathématiques et de l'art graphique. Il entra en contact avec Lída Durdiková, collaboratrice de Bakule avant qu'elle ne devienne une des responsables en France des Albums du Père Castor avec son mari Paul Faucher. Un autre pédagogue tchécoslovaque, Otokar Chlup prit la direction, à l'automne 1927, de la revue Nové Skoly (Nouvelle Ecole) dont le titre indiquait bien dans quelle direction les rédacteurs, en priorité des instituteurs et professeurs, travaillaient.
Si Bakule vivait en France actuellement, aurait-il la possibilité d’exercer sans entraves administratives ? On pourrait l’espérer, mais on pourrait aussi en douter vu l’orientation passéiste du ministère de l’Education Nationale où toute expérimentation semble hors de question. Cependant, durant tout le XXe siècle, après la disparition des précurseurs cités plus haut, un certain nombre d’enseignants d’école maternelle et élémentaire, de collège, de lycée, voire de l’Université ont emboité le pas à leurs devanciers et fait fructifier leurs enseignements. En plus, ces pratiques ont franchi le XXIe siècle, en témoigne l’intérêt d’un certain nombre de parents envers ce que les médias appellent de manière un peu simpliste la « méthode Montessori » et les « méthodes Freinet ». Ainsi Bakule ne serait pas seul à éduquer de la sorte, mais pourrait contribuer au dynamisme d’un ensemble d’enseignants encore novateurs et efficaces.
Peut-on se permettre d’évoquer un autre éducateur, romanesque celui-là, issu de la plume de l’écrivain Andréi Makine ? Dans son roman «La vie d’un homme inconnu», il relate les journées d’un chanteur pris dans la guerre de 1939-1945, pendant le siège de Leningrad. La guerre finie, errant d’ici de là, condamné comme tant d’autres pour crime politique qu’il n’avait pas commis, on le retrouve s’engageant dans un orphelinat recueillants des enfants handicapés. Qu’y faire ? Il n’offrit à ces enfants que le trésor qu’il possédait, sa voix. «Il se mit à fredonner, d’abord d’un simple murmure, puis d’un ton qui couvrit les bruits, les pleurs. Une litanie hésitante lui répondit, les têtes commencèrent à marquer le rythme, les corps à se balancer doucement». Sans que rien ne le prédestinât à devenir éducateur, porté par les événements, il apprit les paroles des chants aux enfants, les encouragea à mimer les actions, inventa des contes. Puisant dans son passé de chanteur, «il chanta l’air de d’Artagnan… Depuis ce jour-là, une idée le posséda : faire jouer ces orphelins dans une pièce quel que soit leur handicap». Au bout de quelques semaines, chaque enfant tenait son rôle. Le Parti s’émut de cette scène clandestine. Une inspectrice «à tête de cerbère», après avoir manifesté son autorité, se laissa pourtant touché par le jeu naïf des acteurs. Le chanteur renouvela l’expérience dans d’autres orphelinats. «Les journaux parlèrent de sa méthode éducative novatrice» (12). Un pédagogue était né. Je ne peux m’empêcher de le comparer avec cet autre pédagogue, ancré dans la vie tchécoslovaque.
Joseph Colomb - juin 2018
Je remercie très sincèrement Iris Clément, archiviste de la médiathèque du Père Castor à Meuzac (Haute-Vienne) pour m’avoir facilité l’accès aux archives françaises concernant František Bakule et pour m’avoir approvisionné en documents précieux.
Les autres articles de la série Bakule sont consultables ci-dessous :
1. František Bakule pédagogue (le présent article)
4. 1929 la tournée Bakule, étape parisienne
5. 1929 - tournée Bakule, sud de la France
6. 1929 - tournée Bakule, ouest de la France
7. 1929 - tournée Bakule, nord et est de la France
8. 1929 - Les retombées de la tournée Bakule
9. Tournée française de Bakule - planning, trajet
10. Bakule, le cœur qui chante
11. Bakule essaime
5. 1929 - tournée Bakule, sud de la France
6. 1929 - tournée Bakule, ouest de la France
7. 1929 - tournée Bakule, nord et est de la France
8. 1929 - Les retombées de la tournée Bakule
9. Tournée française de Bakule - planning, trajet
10. Bakule, le cœur qui chante
11. Bakule essaime
Notes :
1. En août 1921, un congrès fondateur réunit à Calais autour d’Adolphe Ferrière les pédagogues qui souhaitent une autre orientation de l’école. La Ligue internationale pour l’éducation nouvelle sera créé et une charte rédigée.
2. Janáček composa un Trio pour cordes et piano probablement en décembre 1908. Il avait lu le livre de Tolstoï qu’il avait annoté. Ce Trio fut créé le 2 avril 1909 lors du concert à l’Ecole d’orgue de Brno en même temps que la Sonate à Kreutzer pour violon et piano de Beethoven. Il est probable que le Trio de Janáček ait connu quelques autres exécutions, mais le manuscrit en a été perdu. Il est possible que du matériau de ce Trio ait été utilisé pour de la composition du premier quatuor à cordes dénommé Sonate à Kreutzer. Ce Trio est numéroté X/22 dans le catalogue dressé par Nigel Simeone, John Tyrrell et Alena Němcová.
3. Bien que Janáček ait été également un enseignant un peu en marge des habitudes éducatives, il ne s’inscrivit pas dans un mouvement pédagogique. Mais les deux hommes, Bakule et Janáček partagèrent la même volonté de sortir des sentiers battus.
4. Comme le dénomma François Faucher.
5. Rudolf Jedlička, chirurgien orthopédiste projetait de fonder un institut pour enfants infirmes. Il en confia la direction à Bakule après avoir entendu son chœur d'enfants qui se produisit à un congrès international de radiologie tenu à Prague en 1912. L’institut commença à fonctionner en 1913. En 1919, le conseil d’administration de l’institut entra en conflit avec Bakule qui démissionna.
6. Lida Durdiková (1899-1955) après son mariage avec Paul Faucher fut à l’origine, avec son mari, des albums du Père Castor, l’une des premières collections exigeantes de la littérature enfantine.
7. François Faucher, František Bakule l’enfant terrible de la pédagogie tchèque, PUF 1998, page 63. Le livre entier fourmille d’informations sur Bakule.
8. Rabindranath Tagore se rendit à Prague en juin 1921. Il est probable que, à cette occasion, il visita l’Institut de Bakule. Nouvelle coïncidence, Janáček assista à une leçon que le poète indien donna à l’invitation de l’Université Charles. Quelque temps plus tard, il composa un chœur Le Fou errant illustrant un poème de Tagore.
9. Revue La Nouvelle éducation, compte-rendu du IVe Congrès de la Ligue internationale d’Education nouvelle, n° 58, octobre 1927.
10. Bulletin municipal officiel de la ville de Paris, le 29 mai 1929 (intervention de Georges Lapierre, secrétaire de la Fédération internationale des Associations d’instituteurs).
11. Paul Faucher (1898-1967) tout d’abord libraire, se préoccupa d’éducation et se tourna vers les pionniers de l’Education Nouvelle. C’est ainsi qu’il fit la connaissance de František Bakule et de ses réussites éducatives. Il lança la collection des albums du Père Castor en 1931. A la fin de la seconde guerre mondiale, il fonda à Paris une école du Père Castor appliquant les principes de l’Education Nouvelle qui fonctionna jusqu’en 1961.
12. Andréi Makine, La vie d’un homme inconnu, Seuil, 2006. Merci à François Catalano de m’avoir révélé cet aspect de ce roman.


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