Le 12e Quatuor à cordes, dit « Américain », de Dvořák
Une saison en enfer. Quand le Tchèque Antonín Dvořák (1841-1904) débarque à New York, fin septembre 1892, c’est avec l’insolite mission de créer une véritable musique américaine. La résolue Jeannette Thurber, son employeur et fondatrice du National Conservatory of America, a foi dans la capacité du maître. N’a-t-il pas déjà donné des preuves de son habilité à recréer un « faux folklore » dans l’esprit des danses et chants de Bohême ? Ne provient-il pas, comme de nombreux étudiants de son conservatoire, d’un milieu pauvre, et n’a-t-il pas déjà construit, au nez du destin, une œuvre remarquable ? Une musique savante existe aux États-Unis, mais trop inclinée encore à sacrifier aux modes européennes : il est grand temps d’inventer autre chose en posant les bases d’une école originale, pense Madame Thurber. Elle entend enfin instruire sur place la future génération de compositeurs nationaux, sans qu’ils ne soient obligés d'aller étudier à Berlin ou à Vienne.
Les premiers mois sont difficiles. Les milieux musicaux se moquent ouvertement du goût incompréhensible de Dvořák pour ces anciens chants d’esclaves que l’on appelle spirituals. Et comment une musique authentique pourrait-elle naître d’un « livre de recettes », fût-il écrit par un maître en la matière ? (1) La controverse est violente, attisée par la presse à scandales quand le compositeur explique que sa dernière symphonie – qui sera créée en décembre sous l’appellation du Nouveau Monde – est en partie inspirée par la musique afro-américaine. L’immense polémique affecte durablement le compositeur, que rien en Europe n’avait préparé à une telle tourmente.
Il y a plus. Dvořák, homme de la campagne, souffre à Manhattan. La trépidante métropole ne s’accorde guère avec son art de la vie. A son grand regret, les vastes artères surplombées par les premiers gratte-ciels ne lui laissent entendre aucun chant d’oiseau.
Aussi accueille-t-il avec joie l’offre de son secrétaire, Josef Kovařík, d'aller passer l’été 1893 dans une région isolée et rurale. Dans l’Iowa, presque 2000 kilomètres à l’ouest de New York, se trouve un village nommé Spillville, peuplé par une communauté tchèque. Dvořák, accompagné de ses proches, y retrouve aussitôt son univers. La nature est partout, dans la verte plaine, les forêts environnantes, la Turkey River où se jette le cours tortueux et fluet de la Wander Creek, enlaçant des prairies où tour à tour musardent bétail et bêtes sauvages.
Le village accueille avec un faste sincère le héros de toute une nation. Le compositeur noue des liens solides avec le Père Bily. Chaque matin, il joue de l’orgue dans la belle église catholique St Wenceslaus qu’une croyance populaire identifie - à tort - comme une réplique américaine de la cathédrale Sainte-Barbe de Kutná Hora. Et, ce qui ne gâte rien, le village offre plusieurs saloons où coule une bière locale, comme au cœur des pays tchèques ! Oubliés le temps d’un été, les journalistes agressifs, les critiques narquois et les artifices de la grande société. N’est-ce pas le Paradis sur Terre, ce « chez-soi » bienfaisant pourtant si loin de la Bohême ?
Ce changement de milieu est radical. Trois jours après son arrivée le 5 juin, Dvořák pose les esquisses d’un nouveau quatuor, et au bout de seize jours l’œuvre est achevée. Cette éblouissante rapidité illustre son plaisir manifeste de retrouver un environnement privilégié.
Le compositeur désire entendre sonner son œuvre. Josef Kovařík est justement en train d’achever la recopie de la Symphonie. Il est sidéré d’entendre Dvořák le charger d’une nouvelle mission, celle de mettre au propre les parties séparées d'un Quatuor.
La question qui me stupéfia le plus était de savoir comment il avait pu poser les esquisses de l'oeuvre. Il lui aurait fallu pour cela un piano, et le seul piano dans le village à cette époque appartenait à mon père ; un piano à queue antique et délabré qu'il n'était pas envisageable de transporter hors de sa maison, en dépit du souhait du Docteur [Dvořák], pour la simple raison qu'il m'avait fallu près d'une semaine pour accorder cette vénérable "casserole" (ma première tentative dans ce domaine) et la remettre en service (certaines touches refusaient tout simplement de fonctionner), tâche pour laquelle je reçus l'aide du Docteur.
Plus tard seulement j'appris que le Docteur avait déniché un harmonium dans une maison voisine, et qu'ainsi il avait achevé les esquisses en trois jours. Ce voisin m'a raconté que le Docteur "débarquait" sur les 5 heures du matin et travaillait sur l'instrument pour environ une heure et demie, puis rentrait chez lui pour revenir, une heure ou deux plus tard, pour jouer encore. (2)Le temps des loisirs attendra. Josef est capable de jouer du violoncelle : il fera partie du quatuor de fortune formé autour du compositeur. John Kovařík, son père, est un violoniste émérite et Cecilia, sa sœur, tiendra l’alto. En temps normal, ce poste aurait tout naturellement échu à Dvořák, mais en l’occurrence nécessité fait loi. Le compositeur « mènera la danse » du premier violon.
C’est ainsi que le quatuor retentit pour la première fois fin juin, faisant résonner les murs de la vénérable Old School de Spillville de cette nouvelle musique.
La première audition professionnelle a lieu quelques semaines plus tard, précisément le 8 août 1893. L’événement se tient à l’hôtel Lakota de Chicago. Le Spiering Quartet vient ainsi accueillir Dvořák, invité à diriger ses œuvres à la Chicago World’s Fair. Étrangement, cette création donnée par des musiciens de métier est rarement mentionnée dans la littérature.
Plus étrange encore, une deuxième exécution professionnelle, à New York et en présence du compositeur, est complètement tombée dans l'oubli. L'événement eut lieu le 17 décembre 1893, au lendemain de la première officielle de la Symphonie du Nouveau Monde, par le Kneisel String Quartet. Il est commenté dans un long et passionnant article du New York Herald paru le 18 décembre, où nous lisons aussi que l'autre œuvre au programme était le Quintette composé à Spillville. Le journal donne le détail des interprètes : Franz Kneisel, Otto Roth, violons ; L. Svecenski et Max Zach, altos ; Alwin Schroeder, violoncelle. Les éléments à notre disposition tendent à indiquer que le récital donné dans une salle du National Conservatory of Music of America fut ouvert au public. (3)
La date généralement admise (et, comme on le voit, peut-être à tort) de la première professionnelle et officielle pose un autre souci. Tous les commentateurs s'accordent pour citer une nouvelle fois le Kneisel Quartet, mais Josef Kovařík dans ses mémoires parle d'un récital donné au soir du vendredi 12 janvier 1894, au Carnegie Chamber Music Hall de New York, tandis que d'autres sources mentionnent une audition publique à Boston, le 1er janvier de cette même année. L'une des plus fiables références en la matière, le Catalogue Thématique de Burghauser, est pour une fois prise en défaut : le 1er janvier à Boston apparaît dans la fiche de l'opus 96 (p. 302) mais est résolument absent de la chronologie, en ne mentionnant que le 12 janvier à New York (p. 685).
Une plongée dans les archives révèle que la date exacte est bien celle du 1er janvier 1894, au Chickering Hall de Boston, par Frank Kneisel et sa formation : on en trouve un compte rendu dans The Boston Journal en date du 2 janvier.
Cette page fera dès lors son chemin dans le monde sous l'appellation « Quatuor Américain », un titre qui n’est pas dû à Dvořák lui-même. (4)
Plus étrange encore, une deuxième exécution professionnelle, à New York et en présence du compositeur, est complètement tombée dans l'oubli. L'événement eut lieu le 17 décembre 1893, au lendemain de la première officielle de la Symphonie du Nouveau Monde, par le Kneisel String Quartet. Il est commenté dans un long et passionnant article du New York Herald paru le 18 décembre, où nous lisons aussi que l'autre œuvre au programme était le Quintette composé à Spillville. Le journal donne le détail des interprètes : Franz Kneisel, Otto Roth, violons ; L. Svecenski et Max Zach, altos ; Alwin Schroeder, violoncelle. Les éléments à notre disposition tendent à indiquer que le récital donné dans une salle du National Conservatory of Music of America fut ouvert au public. (3)
La date généralement admise (et, comme on le voit, peut-être à tort) de la première professionnelle et officielle pose un autre souci. Tous les commentateurs s'accordent pour citer une nouvelle fois le Kneisel Quartet, mais Josef Kovařík dans ses mémoires parle d'un récital donné au soir du vendredi 12 janvier 1894, au Carnegie Chamber Music Hall de New York, tandis que d'autres sources mentionnent une audition publique à Boston, le 1er janvier de cette même année. L'une des plus fiables références en la matière, le Catalogue Thématique de Burghauser, est pour une fois prise en défaut : le 1er janvier à Boston apparaît dans la fiche de l'opus 96 (p. 302) mais est résolument absent de la chronologie, en ne mentionnant que le 12 janvier à New York (p. 685).
Une plongée dans les archives révèle que la date exacte est bien celle du 1er janvier 1894, au Chickering Hall de Boston, par Frank Kneisel et sa formation : on en trouve un compte rendu dans The Boston Journal en date du 2 janvier.
Cette page fera dès lors son chemin dans le monde sous l'appellation « Quatuor Américain », un titre qui n’est pas dû à Dvořák lui-même. (4)
Le 12e quatuor, en fa mineur, commence par un trait d’alto alors que murmurent les violons. Il est possible qu’en confiant l’introduction à cet instrument, Dvořák avait en tête une intention autobiographique. N’est-ce pas l’alto qui lançait aussi le beau quatuor De ma vie de Bedřich Smetana, une partition que Dvořák avait créée à l’alto en première audition privée ? (5) L’hypothèse n’est pas hors de propos, tant cette page semble intimement liée aux impressions du compositeur en Iowa. Il mettrait de la sorte en scène son évocation d’un long voyage et de l’enchantement qui fut le sien en découvrant cette communauté amicale.
Les caractéristiques « américaines » déjà utilisées dans sa dernière symphonie sont exploitées dans les deux thèmes contrastés de ce mouvement : pentatonisme, concision et effet d’ouverture sur l’immensité. Les « divines longueurs » du Lento ont fait de ce mouvement l’un des plus connus de toute sa musique de chambre. Un même chant, offert au fil de différents éclairages, va en s’intensifiant, renonçant à tout développement, pour atteindre un paroxysme d’une ineffable beauté. Les auditeurs du XXe siècle ont pu identifier dans cette musique fascinante des accents proches du blues : que l’on fasse sienne ou non cette opinion, nous savons avec certitude que Dvořák étudia avec soin la musique populaire des Afro-Américains. Peu avant la fin, le thème prend la forme inattendue d’une marche funèbre.
Une marche funèbre dans cette œuvre lumineuse ? Oui. Tout optimiste qu’il peut apparaître à tout un chacun, Dvořák n’était pas confit dans une euphorie béate. Sa musique, ici comme ailleurs, porte la marque d’une douleur intime, souvent méconnue car souvent cachée au cœur de partitions à l’énergie enivrante. L’illustration nous en est ici donnée par le robuste Molto vivace aux accents très terriens, tandis que le premier violon s’obstine dans une obsédante ritournelle. La petite histoire veut qu’un oiseau aurait dérangé Dvořák plongé dans son travail, et le compositeur aurait choisi de faire entendre son chant dans le quatuor. N’est-ce pas écrire de la musique américaine que d’y faire entendre un oiseau typiquement américain ? Il s’agirait en l’occurrence d’un tangara écarlate, à la robe rouge et noire. (6)
Le dernier mouvement parachève cette page d’anthologie. Bien des auditeurs ont reconnu dans son ouverture aux rythmes vifs allant crescendo l’approche d’une locomotive, couronnée par les deux « coups de sifflet » du premier violon. Une nouvelle marque de l’approche autobiographique choisie par Dvořák ? Au premier thème très volontaire et dansant s’oppose le second, empreint d’un lyrisme qui fera sensation : « vous pourriez citer 70 musiques de films directement inspirées par ce passage », estime le musicologue Michael Beckerman. (7) La vigueur de ce mouvement rappelle l’effervescence des musiques noire et indienne, mais, selon un procédé que Dvořák affectionnait, son passage central retrouve un instant l’atmosphère recueillie du Lento – peut-être une « méditation sur St Wenceslaus » où le maître assurait le service quotidien.
Quand j'ai composé ce quatuor en 1893 à Spillville, je voulais écrire quelque chose de très mélodieux et simple, dans l’esprit de Papa Haydn. Et cela en fut ainsi. (8)
L’équilibre miraculeux des quatuors de Haydn se retrouve en effet dans cette page de Dvořák. Tout comme son modèle, le musicien tchèque a su offrir une page facile d’accès et d’une grande élévation d’esprit. Sa brièveté est remarquable : avec ses 25 minutes, il s’agit du plus court de ses quatorze quatuors, très loin du monumental troisième Quatuor en ré majeur B. 18, qui avoisinait les 70 minutes. On mesure le chemin parcouru depuis la fin des années 1860, quand le fougueux compositeur laissait libre cours à son extraordinaire prolixité, un travers qu’il devait apprendre à surmonter pour devenir le maître que l’on sait.
Alain Chotil-Fani, janvier 2018
D'autres articles de la série sur Dvořák à Spillville sont consultables sur MusicaBohemica :
Un été 93
Sur les traces de Dvořák à Spillville
Le Quintette op. 97, dit « Américain », de Dvořák
Une lettre de Spillville
La maison de John J. Kovarik, "foyer" des opus 96 et 97 de Dvořák
Dvořák in Love, un roman de Josef Škvorecký
Pour aller plus loin...
La passionnante lecture de Michael Beckerman : Beckerman on Dvořák and Martinů (voir note 7 ci-dessous pour les références).Notes
(1) Selon l'expression d'Edward MacDowell, cf. https://www.wattpad.com/16924-edward-macdowell/page/23 (consulté le 13 janvier 2018)
(2) « DR. DVOŘÁK AS I KNEW HIM » BY JOSEPH J. KOVAŘIK, Fiddlestrings Vol. I, No. 1 (1918)
On trouvera une traduction de cet article ici : Dvořák tel que je l'ai connu - article 2 : Spillville, Quatuor et Quintette dits "Américains"
Dans ses souvenirs, Kovařík désigne l'instrument du voisin sous les noms "reed organ" et "little organ". Je n'ai pas su déterminer s'il s'agissait d'un harmonium ou d'un orgue positif. Dans « THEY CAME TO THIS PLACE », Cyril Klimesh évoque plutôt un harmonium. Voir dans l'article Sur les traces de Dvořák à Spillville le passage suivant, tiré de l'ouvrage de C. Klimesh :
On trouvera une traduction de cet article ici : Dvořák tel que je l'ai connu - article 2 : Spillville, Quatuor et Quintette dits "Américains"
Dans ses souvenirs, Kovařík désigne l'instrument du voisin sous les noms "reed organ" et "little organ". Je n'ai pas su déterminer s'il s'agissait d'un harmonium ou d'un orgue positif. Dans « THEY CAME TO THIS PLACE », Cyril Klimesh évoque plutôt un harmonium. Voir dans l'article Sur les traces de Dvořák à Spillville le passage suivant, tiré de l'ouvrage de C. Klimesh :
Un harmonium aurait servi à la composition du Quatuor. Peut-être était-ce l’instrument, prisé pour sa qualité, appartenant à Nellie Kruchek, un cadeau de mariage de son époux Stephen.
L'harmonium possède une soufflerie mais est dépourvu de tuyaux, c'est ce qui le distingue de l'orgue (voir par exemple : orguedebierre.free.fr/home.htm).
(3) Merci à David Beveridge de m'avoir signalé cette information à ma connaissance inédite en langue française. Voir aussi le Century Illustrated Monthly Magazine, Volume 79 (1910), p. 466 (https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=uiug.30112113988106;view=1up;seq=478) dans lequel Frank Kneisel évoque cette création :
Voir aussi Dvořák tel que je l'ai connu, par Jeannette Thurber (1919), où la fondatrice du Conservatoire écrit : "Je me souviens comment le Kneisel Quartet est venu au Conservatoire pour répéter cette musique en présence du compositeur ! "
(3) Merci à David Beveridge de m'avoir signalé cette information à ma connaissance inédite en langue française. Voir aussi le Century Illustrated Monthly Magazine, Volume 79 (1910), p. 466 (https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=uiug.30112113988106;view=1up;seq=478) dans lequel Frank Kneisel évoque cette création :
C'était en 1892 ou 1893. Nous étions alors à Boston et je me souviens n'avoir eu les partitions de Dvořák qu'un vendredi matin, je pense, et nous avons dû prendre le train de nuit pour New York samedi soir, après le concert philharmonique. Dimanche matin nous jouâmes le Quatuor pour Dvořák. Il en fut enchanté, et a mis l'accent sur le fait que nous dûmes employer la nuit entière pour le répéter. Pensez donc - une nuit entière de répétition dans une voiture-couchettes ! Nous donnions alors nos récitals new-yorkais dans la petite salle de musique de chambre du Carnegie Hall, et cette anecdote vous montrera la vérité de ce que je vous disais sur l'augmentation des audiences. Monsieur K. voulut parier avec moi que nous remplirions cette modeste salle avec ce Quatuor de Dvořák. Monsieur E. prit le pari à ma place. Et il gagna : nous ne fûmes même pas capables de remplir cette petite salle !Le récital semble donc bien avoir été ouvert au public, et si Frank Kneisel se trompe sur la salle, la presse ayant parlé du "theatre of the National Conservatory of Music of America" et non du Carnegie Hall, le jour correspond bien : c'était en 1893 et un dimanche, sans aucun doute le 17 décembre.
Voir aussi Dvořák tel que je l'ai connu, par Jeannette Thurber (1919), où la fondatrice du Conservatoire écrit : "Je me souviens comment le Kneisel Quartet est venu au Conservatoire pour répéter cette musique en présence du compositeur ! "
(4) Certains commentateurs (comme ici) avancent que Dvorak l'aurait désigné sous le nom de « Spillville Quartet », mais l’information n’est à ma connaissance pas confirmée. Cette locution n’apparaît jamais dans la correspondance du compositeur.
Source mentionnée pour les dates "mouvantes" de la création : BURGHAUSER Jarmil, CLAPHAM John, « Thematický Katalog », PRAHA, Bärenreiter Editio Supraphon, 1996.
Source mentionnée pour les dates "mouvantes" de la création : BURGHAUSER Jarmil, CLAPHAM John, « Thematický Katalog », PRAHA, Bärenreiter Editio Supraphon, 1996.
(5) BURGHAUSER Jarmil, CLAPHAM John, « Thematický Katalog », PRAHA, Bärenreiter Editio Supraphon, 1996, p. 573.
Première audition privée dans l’appartement de Josef Srb-Debrnov en avril 1878. Le jour précis est incertain : il s’agirait du 17 ou du 24 avril. La création publique a lieu presque une année plus tard. Voir http://www.bedrich-smetana.wz.cz/dilo/018.htm (consulté le 13 janvier 2018).
(6) Voir Sur les traces de Dvořák à Spillville, note 14.
(7) Beckerman on Dvořák and Martinů sur le site The Library of Congress, lecture donnée le 23/10/2015 (https://www.loc.gov/today/cyberlc/feature_wdesc.php?rec=7272, consulté le 13 janvier 2018).
Nous pourrions aussi entendre ici un écho du troisième thème du mouvement initial de la 9e Symphonie, sur lequel peut être énoncé le nom de Hiawatha, le héros qui passionnait tant le compositeur - une particularité que l'on retrouve à l'identique dans ce thème du Quatuor.
(8) Lettre du 11 mars 1895 à Josef Bohuslav Foerster (New York - Hambourg) :
Když jsem to kvarteto v roce 1893 v české osadě Spillville psal, chtěl jsem jednou napsat něco hodně melodiózního a jednoduchého a pořád jsem měl tatíčka Haydna před očima, a proto to tak jednoduše dopadlo.
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