Créé en 1924 à Brno, pour que les mélomanes français de l'époque puissent l'approcher, il leur fallait lire les pages de La Revue Musicale où Henry Prunières mentionnait sa première pragoise et Comoedia. Dans ce quotidien, Emmanuel Siblik (1) en juillet 1925, s’étendit un peu sur ce nouvel opéra de Janáček. Dès la première page du journal en date du 14 juillet, sous le titre «Le Rusé Petit Renard, opéra de L. Janacek au Théâtre National», le lecteur tombait d’abord sur une présentation du compositeur Janáček (2), dont la place dans la musique tchécoslovaque est tout à fait à part, «un révolutionnaire ayant jeté par dessus bord les formes traditionnelles pour n’écouter désormais que sa nature de musicien né». Pour rencontrer cette pièce lyrique, il fallait tourner la page du quotidien. «Cet opéra plein d’un amour attendri de la nature et des animaux qu’il met en scène n’a rien de commun avec la symbolisation de la nature d’un Shakespeare ou avec le mythe animal travesti d’un Rostand». Et le chroniqueur tchécoslovaque, à défaut d’une analyse complète de La Petite Renarde en saisissait bien l’originalité lorsqu’il écrivait «L’emploi qu’il fait de la pantomine, de la danse et de la féerie ouvre une perspective nouvelle au drame musical (3)». Dans La Revue Musicale, Henry Prunières s’exprimait ainsi : «Je dois dire tout d'abord l'impression d'étonnement que j'ai ressentie en découvrant cette musique absolument inconnue en France et dont la fraîcheur, la sincérité et l'accent de terroir vous frappent dès le premier contact. A Dieu ne plaise que je médise des excellents musiciens qui composent aujourd'hui la jeune école Tchèque. Je les connais et les apprécie de longue date, mais il y a entre eux et un Janacek toute la différence qui sépare des artistes de grand talent d'un créateur de génie». Le chroniqueur ajoutait «ce qui est prodigieux, dans cette partition, c'est l'invention mélodique, c'est l'ingénuité de l'inspiration. L'orchestre sonne bien, l'écriture harmonique est fort habile (malgré l'abus des quintes augmentées). Le chant consiste en une déclamation très mélodique et modelée sur la sonorité même des mots. On pense tout le temps à une sorte de Moussorgsky tchèque. C'est la même force persuasive, la même spontanéité, la même fraîcheur d'inspiration. Je ne crois pas que Renard soit le meilleur opéra de Janacek, mais c'est assurément une des œuvres lyriques modernes les plus intéressantes et les plus vivantes que j'ai entendues depuis vingt ans». Prunières terminait par un vœu qui s’avéra pieux pendant nombre d’années «Quand se décidera-t-on à révéler en France les œuvres du dramaturge tchèque ? (4)» L’avis d’un seul chroniqueur, aussi respecté soit-il qu’Henry Prunières, ne pouvait déboucher sur un intérêt envers sa musique d’opéra tant que celle-ci ne franchirait pas les frontières, c’est-à-dire tant que les dirigeants de l’Opéra de Paris ne se décideraient pas à importer une des pièces lyriques de Janáček.
Jusqu'en 1939, aucune autre citation de La Petite Renarde rusée dans notre pays à part son évocation dans le quotidien Le Temps par Henry Bidou, le 19 novembre 1938. Il n’abordait pas l’opéra au moyen d’une représentation, mais par le biais de la partition que manifestement il avait étudiée. Quand on lit son article à l’époque actuelle et qu’on a assisté à une représentation de La Petite Renarde rusée, on est troublé de constater qu’à partir des portées de musique et du texte qui les accompagne, ce romancier (5) ait été capable de faire surgir les héros tant humains qu’animaux avec autant de réalisme, comme si on suivait leurs évolutions sur une scène. Quant à l’évocation de sa musique «colorée, vivante, remuée par l'air natal», si elle reste assez précise pour tout ce qui touche au premier acte, elle devient évasive dans les propos de Bidou pour la suite de l’opéra. Malgré cette légère réserve, cette suggestive présentation de cet opéra inconnu en France avant guerre pouvait mettre l’eau à la bouche des lecteurs de cette époque, sans qu’ils puissent l’apprécier directement.
La première incursion sur une scène se produisit en 1957. Et encore vint-elle dans les bagages de la troupe du Komische Oper de Berlin invitée par le Théâtre des Nations à présenter son minois dans le cadre de son festival annuel. C'est le metteur en scène Walter Felsenstein qui lui donna vie. Et quelle vie ! On n'avait jamais vu sur une scène des acteurs mimant des animaux gambader, chanter, vivre, aimer, survivre dans la forêt, aux prises avec un garde forestier, un instituteur, un curé, un colporteur, braconnier à ses heures sous le fusil duquel cette petite renarde succomba. Comme si elle reprenait une phrase qu’Emmanuel Siblick avait écrite trente ans auparavant, Hélène Jourdan-Morhange relevait «C’est une féerie musicale où la pantomine, les danses, les cris, la mise en scène forment un tout qu’il est difficile d’étiqueter (6)». De son côté, René Dumesnil fit ressortir que «la musique est d’une délicatesse subtile» et saluait «une inoubliable soirée (7)». Ce théâtre chanté marqua les spectateurs (8), mais cette première incursion n'eut pas de suite immédiate et la renarde morave fut oubliée.
Ici et là, par exemple à Lyon en 1961, à l'occasion de la venue de l'orchestre symphonique de Prague au festival de Fourvière, Alois Klíma la fit revivre quelques minutes à travers la suite d'orchestre que le grand chef tchèque Václav Talich avait ordonnancée à partir d'extraits orchestraux qu'il avait puisé dans l'opéra de Janáček. Quelle que soit l'émotion ressentie à l'écoute de ces belles pages symphoniques, on ne pouvait pas appréhender concrètement les pérégrinations de cette petite renarde de la forêt jusque dans la basse-cour du garde-forestier lorsqu'il la captura et la vie heureuse qu'elle mena solitaire, une fois revenue dans sa forêt après s'être échappée de la maison forestière. Un bonheur amplifié par sa rencontre avec un beau renard roux.
Pour apercevoir cette renarde et toute sa petite famille de renardeaux, pour tomber sur les humains dont elle peuplait l'imaginaire et la vie réelle, on patienta vingt-cinq ans. Strasbourg, qui avait déjà révélé Jenůfa en 1962, innova une nouvelle fois en 1983 en livrant la première production française de La Petite Renarde rusée. On fit appel au chef Albert Rosen dont du sang tchèque (9) coulait dans les veines par un de ses parents. Avant de régner pendant une trentaine d'années sur le Wexford Festival irlandais, il se produisit à Prague. Janáček pour lui n'était pas un inconnu. Il avait déjà dirigé Káťa Kabanová en Irlande et Jenůfa à San Francisco. Dans les faits, on ne créa pas une nouvelle production de La Petite Renarde rusée, mais on importa celle qui avait été montée en 1975 à Glyndebourne qu’on adapta à la scène strasbourgeoise. On la chanta dans la version allemande due à la plume de Max Brod. Sous le titre évocateur «le grand courant de la vie», Jacques Lonchampt relevait «la musique prodigieusement originale de Janacek qui est la nature même ruisselant dans nos yeux, nos oreilles et dans tout notre corps». Il la percevait «éclaboussante de couleurs, gonflée de sève, agençant avec une harmonie merveilleuse les rythmes, les bruits et les jeux de la forêt». De même qu’une hirondelle ne faisait pas le printemps, un succès strasbourgeois (10) ne débouchait pas sur un retentissement national. La bataille française n’était pas encore gagnée pour la musique de Janáček.
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| La Petite Renarde rusée à Strasbourg en 1983 - Archives de l'Opéra National du Rhin |
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| La Petite Renarde rusée à Strasbourg en 1983 - Archives de l'Opéra National du Rhin |
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| La Petite Renarde rusée à Strasbourg en 1983 - Archives de l'Opéra National du Rhin |
Paris ne pouvait rester les bras croisés. Au mitan des années 90, c'était le seul des opéras majeurs (11) du compositeur morave qui n'avait pas encore connu une production française dans la capitale. Et pourtant l’Opéra de Paris ne s’y intéressa pas tout de suite. L’initiative vint du Théâtre du Châtelet et de son directeur d’alors, Stéphane Lissner. Il engagea Charles Mackerras, reconnu comme le grand spécialiste de la musique de Janáček. Les représentations (12) furent accompagnées par la publication d’articles éclairants de Milan Kundera (13). Cependant la mise en scène de Nicholas Hytner et la chorégraphie de Jean-Claude Gallotta nuisirent aux thèmes développés par Janáček dans son opéra. «L’impression de superficialité, de vaine agitation qui se dégage du spectacle tient avant tout à la chorégraphie de Jean-Claude Gallotta qui peuple la scène d’une foule sautillante censée représenter un monde animal libre de toute contrainte face à une société humaine nettement plus guindée». Heureusement que «Charles Mackerras offre une interprétation d’anthologie de cette musique qu’il connaît comme personne». Dommage que la musique et le chant aient été maltraitées par certains aspects de la mise en scène qui occultaient «le lyrisme rustique, la nostalgie sous-jacente, le jeu chatoyant des timbres et des motifs qui caractérisent ce chef-d’œuvre aux mille résonances (14)». Pour une première parisienne, on aurait pu rêver d’une meilleure prestation de cet opéra, même si quelques chroniqueurs s’en satisfirent.
Mais il fallut attendre le coup de maître de la mise en scène d’André Engel à Lyon en 2000 pour que le Châtelet la reprenne en 2002 et qu’enfin l’Opéra de Paris la programme en 2008. Pendant dix séances, la scène de la Bastille se transforma en forêt pour accueillir animaux et humains dans une scénographie respectant l’humour et l’humanité que le compositeur y avait répandu. Malgré l’étendue de la scène de l’Opéra Bastille et l’ampleur de la salle, grâce aux décors et aux costumes imaginatifs et poétiques, grâce à une équipe de chanteurs dans laquelle les enfants trouvaient leur place avec fraîcheur, grâce à une incarnation toute en finesse d’Elena Tsallagova en une renarde successivement malicieuse, tendre, rouée, ivre de liberté, l’intimité de ces tranches de vie se déroulait dans un émerveillement visuel et sonore. Tant et si bien que la direction de l’Opéra proposa de nouveau cette production à la fin de la saison suivante (15). L’ Opéra de Lyon qui avait initié cette réalisation en 2000 l’inscrivit à nouveau dans sa saison 2012-2013. D’autres maisons d’opéra, Nantes en 2001 et Montpellier en 2012 montèrent leur propre création. L’Opéra du Rhin invita Robert Carsen en 2013, imité par l'Opéra de Lille l’année suivante à déposer sa version sur leur scène. Décembre 2016 et janvier prochain verront cette version une nouvelle fois en Alsace (16) dans laquelle Elena Tsallagova succédera à Rosemary Joshua dans le rôle de la renarde.
On pourrait penser que la renarde de Janáček s’acclimata mal en France depuis sa première venue à Strasbourg il y a maintenant un peu plus de trente ans. Une douzaine de fois, elle s’invita sur des scènes d’opéra dans seulement six villes différentes (Strasbourg, Paris, Lyon, Nantes, Montpellier, Lille). C’est peu. Cependant la musique de Janáček marqua les esprits de deux autres compositeurs européens. Le britannique Jonathan Dove s’attacha à transcrire la musique de Janáček de l’orchestre à un ensemble de 16 instrumentistes. De son côté, l’autrichien Alexander Krampe, en 2006, s’attela à une autre adaptation réduisant le nombre d’instrumentistes à la douzaine. On aboutissait à deux versions de chambre de cet opéra. La version Dove connut sa première à l’occasion du festival lyrique d’Aix en Provence en 2002. Dirigés par Alexander Briger (17), les musiciens et surtout les jeunes chanteurs de l’Académie de musique du festival d’Aix donnèrent une version de poche de l’opéra. Julie Brochen avait assuré la mise en scène. Pendant le mois de juillet, ce ne furent pas moins de neuf représentations qui furent données au Théâtre du Jeu de Paume aixois. En fin d’année, la troupe, toujours dirigée par Alexander Briger quitta la Provence pour une tournée à Caen, Rouen et Amiens avec 7 représentations dans ces trois villes, tournée qui se termina en janvier et février 2003 avec 4 représentations à Dijon et Orléans.
Cette version de Jonathan Dove avait offert la possibilité à de jeunes chanteurs d’affronter un opéra dans des conditions financières infiniment plus raisonnables que celles qui supportaient les troupes au grand complet et un orchestre d’opéra avec que le concours de nombreux techniciens. De plus, la légèreté de ce type de production facilitait les séances dans des salles plus petites qu’on rencontrait dans des villes moyennes. Une manière positive de sortir un opéra des maisons d’opéra pour l’introduire dans d’autres lieux. Sans doute instruits de l’expérience d’Aix-en-Provence, le Conservatoire de Paris monta sa propre production de La Petite Renarde rusée dans la version Dove. Créée à la Cité de la Musique parisienne le 7 mars 2009, la troupe éphémère la porta à la fin du mois de mars à Grand Quevilly et à Reims sous la direction de Yann Molenat et dans une mise en scène de Vincent Vittoz.
Basée en Franche-Comté, la compagnie Justiniana, habituée à monter des spectacles opératiques légers, choisit la version d’Alexander Krampe pour faire connaître cet opéra qu’elle simplifia en supprimant les rôles de l’aubergiste, de l’instituteur, du curé et du braconnier ne laissant, parmi les humains, que le garde-chasse et sa femme. Quant à la mise en scène, elle fut assurée par Charlotte Nessi tandis que Denis Comtet dirigeait l’ensemble instrumental. Après avoir lancé son spectacle à Vesoul le 26 janvier 2012, la tournée passa par Belfort, Bordeaux et Paris, pour un total de 14 séances.
Enfin, dernière en date, Louise Moatty s’appuyant sur la version de Jonathan Dove, livra une mise en scène ingénieuse de La Petite Renarde rusée fondant dans un spectacle unique, chanteurs, marionnettes, projections visuelles, instrumentistes. Tous ces protagonistes créant devant les spectateurs un spectacle total. Comme si l’inventivité du compositeur avait décuplé la force créative de la metteure en scène. L’ensemble TM+ conduit par Laurent Cuniot ainsi que de jeunes chanteurs participèrent à cette aventure donnée dans le cadre de l’ARCAL (18). Ainsi, au cours de l’année 2016, de Nanterre au Mans, en passant par Saint-Quentin-en-Yvelines, Reims, Besançon, Massy et Sablé-sur-Sarthe, dans une salle obligatoirement équipée pour recevoir un opéra, de nombreux spectateurs eurent accès à un spectacle lyrique, excellente introduction pour connaître un jour la version «complète» de La Petite Renarde rusée.
Il faudrait encore parler d’un dessin animé conçu par Geoffrey Dunbar illustrant à sa manière les aventures de la petite renarde. Plusieurs maisons d’opéra le projetèrent, s’adressant à des enfants que le format du dessin animé pouvait attirer, tandis que l’orchestre maison jouait la partition de Janáček.
Il existe encore des régions dans lesquelles cet opéra de Janáček n’a pas pénétré. Bientôt cent ans après avoir caracolé pour la première fois sur la scène de Brno, on peut penser que les responsables des opéras qui n’ont pas encore reçu la renarde (Toulouse, Marseille, Toulon, Nice, entre autres, mais la liste n’est pas limitative) se pencheront vers cet animal rusé et l’inviteront avec toute sa petite famille à venir batifoler sur leurs planches.
Cependant chaque mélomane peut assister virtuellement aux aventures de cette petite renarde, même s’il n’habite pas près d’une maison d’opéra susceptible de programmer cette pièce. Mieux, il est possible de visionner plusieurs mises en scène de La Petite Renarde rusée grâce à la médiation de quelques DVD. Le plus ancien, malgré une qualité sonore laissant à désirer, montre l’inventivité dont fit preuve Walter Felsenstein en 1956 au Komische Oper de Berlin et que les Parisiens connurent lors des séances du Théâtre des Nations en 1957. La version de Nicholas Hytner de 1995 a également été transcrite sur le support DVD. En 2009, la mise en scène sensible d’André Engel fut transmise à tout un chacun à travers une des représentations de l’Opéra Bastille. Depuis, deux autres scénographies sont venues enrichir l’approche de cet opéra, celle de Laurent Pelly depuis Florence et celle de Melly Still importée d’une production de 2012 de Glyndebourne.
Depuis quelques années également, plusieurs livres décrivirent, parfois de manière substantielle, cette rusée renarde. Tout d’abord et en lien direct avec La Petite Renarde rusée, la traduction française et savoureuse du livre de Těsnohlidek par Michel Chasteau que Fayard publia en 2006. La revue L’Avant-Scène de l’Opéra avait dédié un numéro entier à cet opéra dès l’année 1986, avec une nouvelle édition en 2009. Dans son deuxième tome, Tsar of forests (19) de sa «bible» Janáček, Years of a life, l’éminent musicologue britannique John Tyrrell l’étudia brillamment. Dans un précédent volume, Janáček's Operas, il s'était déjà penché sur les pièces lyriques du compositeur. Marianne Frippiat traita la Renarde dans son volume Opéra mode d’emploi consacré à Janáček. Enfin, dans Janáček , Ecrits, volume absolument remarquable, qui a été plusieurs fois mentionné sur ce site, Daniela Langer donnait par sa traduction la parole au compositeur. Qu’il me soit permis d’ajouter mon propre livre Janáček en France où l’on pourra suivre les fluctuations de la réception française de cet opéra, à côté des autres œuvres du compositeur.
L’animal enfoui dans sa forêt morave, des maisons d’opéra françaises, des livres et des DVD ont apprivoisé peu à peu cette renarde et les humains qui la guettaient. En France, à l’heure actuelle, elle n’est plus une inconnue et chacun et chacune peut savourer à sa guise la musique prodigieuse que Janáček a semée tout au long des tranches de vie de la renarde et des humains qu’elle rencontra sur son chemin.
Grand merci à Monique Herzog, attachée de presse à l’Opéra National du Rhin, pour la transmission des photos strasbourgeoises de la création de La Petite Renarde rusée en 1983 à Strasbourg.
Joseph Colomb - novembre 2016
Notes :
1. Emmanuel Siblik (1886 - 1941) universitaire, homme de lettres et esthète tchèque francophone. Il fut le correspondant tchèque de plusieurs journaux dont Comoedia (pendant une dizaine d’années depuis 1923).
2. Présentation agrémentée d’une photo du décor de l’auberge Pásek (acte II).
3. Comoedia, 14 juillet 1925.
4. La Revue Musicale, août 1925.
5. Henry Bidou fut romancier, mais aussi historien, géographe, esthète, musicographe. Plusieurs livres édités témoignent de son éclectisme.
6. Les Lettres Françaises, n° 674 du 6 au 12 juin 1957.
7. Le Monde, 29 mai 1957.
8. Jacques Feschotte dans Musica-Disques soulignait «l’accueil enthousiaste du public».
9. L’Opéra de Strasbourg signait une sorte d’assurance avec la présence d’un chef quasiment tchèque tant on estimait encore au début des années 1980 que seuls ses compatriotes pouvaient comprendre la musique de Janáček.
10. Les représentations ne touchèrent pas seulement Strasbourg, mais s’étendirent à Colmar et à Mulhouse.
11. A Paris, en 1968, Jean Périsson avait créé Kát’a Kábanová ; en 1980, ce fut au tour de Jenůfa dirigé par Charles Mackerras ; en 1984, L’Affaire Makropoulos conduite par Janos Fürst ; en 1988 toujours sous la baguette de Mackerras, les prisonniers De la Maison des morts triomphèrent sur la scène du Palais Garnier.
12. Le 1er, 6, 8, 11 et 14 juin 1995. Un DVD conserve cette production (Arthaus Music 100 240)
13. Dans Le Monde de la musique, mai 1995.
14. Le Monde de la musique, n° 190, juillet-août 1995, chronique de François Lafon.
15. Les premières séances eurent lieu en octobre 2008 ; une deuxième série se tint en juin et juillet 2010 avec un nouveau chef et une nouvelle renarde.
16. En l'espace de six ans, Marc Clemeur, directeur de l'Opéra national du Rhin, monta avec la complicité de Robert Carsen, Jenůfa en 2010, L'Affaire Makropoulos l'année suivante, Kát'a Kabanová en 2012, La Petite Renarde rusée et La Maison morte en 2013 avec des reprises de L'Affaire Makropoulos et de La Petite Renarde rusée en 2016 offrant au public alsacien un véritable festival des opéras majeurs de Janáček.
16. En l'espace de six ans, Marc Clemeur, directeur de l'Opéra national du Rhin, monta avec la complicité de Robert Carsen, Jenůfa en 2010, L'Affaire Makropoulos l'année suivante, Kát'a Kabanová en 2012, La Petite Renarde rusée et La Maison morte en 2013 avec des reprises de L'Affaire Makropoulos et de La Petite Renarde rusée en 2016 offrant au public alsacien un véritable festival des opéras majeurs de Janáček.
17. Ce jeune chef australien n’eut sans doute que peu d’efforts à produire pour entrer dans l’univers musical de Janáček, puisque en tant que neveu de Charles Mackerras - chef janáčekien s’il en est - il lui était facile de recueillir une partie de son héritage musical.
19. Livre écrit en anglais, de même que le précédent Janáček's Operas publié en 1992 ; voir la Bibliographie.



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