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28 octobre 2018

Dvořák tel que je l'ai connu - article 2

Dvořák tel que je l'ai connu - article 2

En 1918 ou 1919 - la date n'est pas certaine - parut dans la revue américaine Fiddlestrings le deuxième article que Joseph Kovařík écrivit au sujet d'Antonín Dvořák. Il s'agit de la suite immédiate de l'article initial, qui se terminait par l'achèvement de la recopie du manuscrit de la 9e Symphonie et l'annonce d'un nouveau quatuor. Kovařík poursuit dans la veine colorée des souvenirs de Spillville, et sous les traits d'esprit l'on devine sans peine l'immense admiration du jeune homme pour ce maître capable d'écrire un quatuor entier à l'insu de son entourage.

On trouvera après l'article des commentaires et une intéressante coupure de presse de 1893.

Les autres articles de cette série sont disponibles sur MusicaBohemica :

Dvořák tel que je l'ai connu - article 2 (ci-dessous) : Spillville, Quatuor et Quintette dits "Américains"
Dvořák tel que je l'ai connu - article 6 : le choix de Spillville
Dvořák tel que je l'ai connu - article 7 : la rencontre
Dvořák tel que je l'ai connu - article 8 : pourquoi Dvořák aimait Spillville
Dvořák tel que je l'ai connu - article 9 : les ultimes révisions de la Symphonie du Nouveau Monde
Dvořák tel que je l'ai connu - article 10 : Dvořák et l'alto
Dvořák tel que je l'ai connu - article 11 : Dvořák organiste
Dvořák tel que je l'ai connu - article 12 : l'œuvre oubliée
Dvořák tel que je l'ai connu - article 13 : Brahms et Dvořák

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Fiddlestrings 1918 ? 1919 ?


DR DVOŘÁK TEL QUE JE L'AI CONNU
PAR JOSEPH J. KOVAŘIK


Comme je l’ai rapporté récemment, alors que j’achevais la recopie du manuscrit de la Symphonie du Nouveau Monde, le Dr Dvořák me dit :
- Eh bien, puisque vous savez si bien recopier la musique, voici la partition d’un nouveau quatuor à cordes. Vous pouvez en écrire les parties, comme ça nous pourrons le jouer sans attendre.
Je me mis à rire, pensant à une blague du docteur, mais tout rire cessa quand il tira la partition de sa veste, où il la tenait cachée, et me la tendit. Sur le coup, c’était une vraie surprise, tant est que je l’accompagnais la plupart du temps, sans soupçonner qu’il travaillait à une nouvelle œuvre – et voilà qu’il dévoilait la partition d’un quatuor écrit en moins de trois semaines.

La question qui me stupéfia le plus était de savoir comment il avait pu poser les esquisses de l'œuvre. Il lui aurait fallu pour cela un piano, et le seul piano dans le village à cette époque appartenait à mon père ; un piano à queue antique et délabré qu'il n'était pas envisageable de transporter hors de sa maison, en dépit du souhait du Docteur, pour la simple raison qu'il m'avait fallu près d'une semaine pour accorder cette vénérable "casserole" (ma première tentative dans ce domaine) et la remettre en service (certaines touches refusaient tout simplement de fonctionner), tâche pour laquelle je reçus l'aide du Docteur.

Plus tard seulement j'appris que le Docteur avait déniché un harmonium dans une maison voisine, et qu'ainsi il avait achevé les esquisses en trois jours. Ce voisin m'a raconté que le Docteur "débarquait" sur les 5 heures du matin et travaillait sur l'instrument pour environ une heure et demie, puis rentrait chez lui pour revenir, une heure ou deux plus tard, pour jouer encore.

Harmonium exposé au musée Dvořák, Spillville (photo Alain CF)
Harmonium exposé au musée Dvořák, Spillville (photo Alain CF)

La partition du Quatuor en fa majeur, op. 96, dont je devais recopier les parties, fut commencée le 12 juin 1893 et achevée le 23 du même mois. Je rencontrai sans tarder des soucis. Je n'avais pas d'expérience dans la recopie des parties, aussi m'efforçai-je de remplir les feuilles au maximum, ce qui ne donnait pas le loisir au joueur de tourner les pages. Cela va de soi, le docteur fit toute une histoire quand il vit ce travail.
- Tout ce papier gâché ! s'écria-t-il.
Je dis que je ne regrettai pour ma part que le temps investi, mais il riposta :
- Peu importe le temps que vous y passez.
Je dus dès lors tout recommencer et m'arranger pour que les interprètes aient assez de temps pour tourner les pages.

Une fois le travail fini, il s'agissait de jouer l'œuvre, mais d'autres épreuves nous attendaient. Nous pouvions trouver assez de violonistes - bons ou mauvais, je ne m'aventurerais pas à le commenter. Il y avait même des altistes, bien que le village ne possédât qu'un seul alto, et par-dessus le marché dans un état misérable. La plus grande difficulté était avec le violoncelle, vu que personne dans le village et aux alentours ne savait jouer cet instrument. En fait, je crois bien qu'il n'y avait qu'un seul violoncelle dans ce coin de l'Iowa, celui de mon père que je m’étais échiné à "racler" avant de passer au violon. Cela remontait à une certaine époque, et je n'avais aucune idée de ce qu'était devenu l'instrument.

J'interrogeai mon père, tout d'abord incapable de se souvenir, mais qui finit par me conseiller de monter au grenier, avec un peu de chance le violoncelle s'y trouverait. Là-haut, je me frayai un passage, et au beau milieu d'un tas de vieilleries je découvris le précieux instrument. Le violoncelle était "collé en bloc" - je veux dire qu'il n'avait plus aucune ouverture, étant donné que le menuisier qui avait fait la "boîte" avait utilisé par chance de la "glu authentique", un produit abandonné de nos jours.

Nous avions à présent un cello, mais muni seulement de la corde de do, et portant les outrages du temps, étant donné qu'elle devait avoir été fixée il y a huit ans dans le passé ou peu s'en faut, quand j'avais dû en jouer pour la dernière fois. Le docteur exulta de joie quand il vit le violoncelle et l'absence de cordes ne fit rien pour la tempérer.
- Oh, tant que nous avons le violoncelle, tout ira bien. Le reste, c'est facile.
Nulle corde pour violoncelle ne pouvant être trouvée dans le village, le docteur m'envoya alors à Decorah, à treize miles d'ici - quatre miles à pied et neuf en train - pour en dénicher. Je fus assez chanceux pour revenir avec les cordes de ré et de sol. Plus tard dans la journée, je cordai l'instrument et fis sonner une gamme prétendument accordée - ce qui pourrait de nos jours être appelée une gamme à-la-Debussy-ou-presque. Le docteur dit :
- Eh bien cher ami, vous jouez presque aussi bien que Popper, et maintenant que nous avons un violoncelliste, nous jouerons le quatuor dès demain.
Je ne saurais garantir si le grand Popper aurait été flatté par la remarque du docteur.

Ainsi nous commençâmes à travailler le quatuor dès le lendemain matin, le docteur au premier violon, mon père au second, ma sœur à l'alto et moi-même au cello. Ce serait très délicat de décrire notre première tentative, ou plutôt, notre premier combat avec l'œuvre. Ce n'était pas seulement mauvais, c'était risible. En fin de compte je ne pus retenir mon rire vu la façon dont je défigurais la partie de violoncelle, et puis c'était un vrai bonheur d'entendre et de contempler le docteur se bagarrer avec sa partition, surtout dans les positions hautes. En dépit de cela, il conservait toute sa ferveur et quand nous eûmes terminé il affirma que nous avions été tous remarquables.

Nous jouâmes ensuite le quatuor presque chaque jour, quoique notre formation échouât à faire preuve d'améliorations tangibles.

Ce fut pendant la première semaine de juillet - si je ne me trompe pas - que Joseph Vilim, de Chicago, vint passer quelques jours à Spillville et fut aussitôt enrôlé dans l'aventure. Avec M. Vilim au premier violon, le docteur prit l'alto, où il se sentait plus "chez lui", et tout et se déroula de belle manière. Après le départ de M. Vilim les choses revinrent à leur ordre antérieur, et ce fut la même histoire, bien que le docteur persistât à croire que nous progressions magnifiquement, et nous restâmes sur le quatuor jusqu'en août, quand le docteur apporta la partition d'un nouveau Quintette et m'envoya en écrire les parties.

C'était le Quintette en mi bémol, op. 97, avec deux altos. Une fois les parties recopiées, le docteur désira que nous le jouions, mais le second alto posait problème. Nous avions trouvé un altiste - à l'évidence sans grand talent - aussi la question du deuxième instrument se posait toujours. L’ingénieux docteur eut alors une autre idée – à vrai dire il débordait d’idées – et me demanda d’écrire à mon frère de Chicago en le priant de nous rejoindre pour quelques semaines de vacances, sans oublier d’apporter son alto. Mon frère arriva avec son instrument, et nous fûmes en mesure « d’attaquer » le quintette tous ensemble.

Les choses tournèrent assez mal dans le premier mouvement ; le deuxième fut encore pire, et la manière dont nous traitâmes les ravissantes variations en la bémol mineur tourna au lamentable. Même le docteur admit qu’il joua sa partie comme un “Schuster” - quoi qu'il ait voulu dire par ce mot.

Le lendemain (chacun avait entre-temps étudié un peu plus sa partition) les choses s’améliorèrent quelque peu. Le docteur lui-même fit mieux sonner la première variation.

En étudiant plus tard sa partition, je remarquai qu’il avait transcrit les huit premières mesures de la variation dans le ton de sol dièse mineur.
- Eh bien, voyez-vous, j’ai si mal joué hier, tant cette quatrième position m’avait embrouillé, que je l’ai transcrite en sol dièse mineur. Ainsi je peux l’interpréter en troisième position ; et cela est mieux ainsi, même si je me fais mon propre juge. Je n’avais jamais utilisé cette quatrième position ; c’était 1-3-5 pour moi. Alors maintenant, veuillez inscrire ces quelques mesures dans les deux clefs – il est possible que d’autres interprètes n’utilisent pas non plus beaucoup cette quatrième position.
Les quatuor et quintette furent créés à New York un vendredi soir, le 12 janvier 1894, au Carnegie Chamber Music Hall, par le Kneisel Quartette. Le programme entier était consacré à Dvořák, le récital s’étant achevé avec le Sextuor en la majeur op. 48, où les artistes supplémentaires furent M. Zach et Leo Schulz.

Le Quatuor dura 31 minutes, le Quintette 36 et le Sextuor 41, des durées en accord avec les vœux du docteur.
- « Exactement la bonne durée » fut son seul commentaire.

(traduction Alain Chotil-Fani)

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Quelques notes sur le 2e article de Kovařík

J'ai déjà emprunté des passages de ce deuxième article dans mes commentaires sur le Quatuor Américain et le Quintette op. 97, l'on se référera à ces deux études pour les commentaires spécifiques à ces œuvres et l'explication de quelques étrangetés. On trouvera en outre des précisions sur la véritable date de création du Quatuor, Kovařík s'étant trompé sur ce point.

La référence à Popper est savoureuse. David Popper (1843-1913), contemporain de Dvořák, était l'un des plus célèbres virtuoses du violoncelle, également compositeur et pédagogue. Bien qu'il fût né à Prague et étudiât dans cette ville, Popper n'appartenait pas au cercle des musiciens tchèques. Sa carrière et son style le rattachèrent davantage à la Hongrie et aux cercles viennois.

Kovařík écrit ici que la visite de Josef Vilim eut lieu "la première semaine de juillet - si je ne me trompe pas". À une autre occasion, il devait préciser que c'était le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine, et c'est cette dernière date que reprit Jarmil Burghauser dans ses travaux.

Des études plus récentes ont permis de dater au 10 juillet 1893 la visite à Spillville d'une délégation tchèque composée par MM. Vilim, Královec et Vaněk, venue de Chicago pour inviter Dvořák à l'exposition internationale de cette ville (voir l'article Un été 93). Bien sûr, la date n'est pas très importante, mais une coupure de la presse de l'époque nous permet d'en savoir davantage sur la façon dont les choses se sont passées, en citant un télégramme de Jeannette Thurber à Dvořák qui n'est pas repris dans la monumentale collection des correspondances du compositeur.

Cet article nous rappelle en outre que le compositeur était alors sous contrat, même en vacances, et que l'autorisation de la présidente du National Conservatory of Music of America était indispensable pour permettre à Dvořák d'aller diriger à Chicago.

[début de l'article du New York Herald]

19 juillet 1893
The New York Herald, p. 8, col. [5].


Dvorak ira à Chicago
Mme Thurber accepte que le compositeur donne une suite favorable à l'invitation du
Bureau Tchéco-Américain de l'Exposition Internationale


Les Tchéco-Américains ont décrété que le 12 août serait désigné "Bohemian Day" à l'Exposition Internationale. Considérant que la présence du grand maître musical de nationalité tchèque, le Dr Antonin Dvorak, apporterait encore plus d'intérêt à la célébration et couronnerait cette journée avec une véritable touche nationale, le Bureau Tchéco-Américain de l'Exposition Internationale (Bohemian-American World’s Fair Bureau) a envoyé la lettre suivante à la présidente du National Conservatory of Music of America, Mrs. Jeannette M. Thurber, de notre ville :

Cesko-Amer. Uradovna Pro Stetovou [Světovou] Vystavu.
Bohemian-American World’s Fair Bureau.
                                                                                                                                                Chicago, le 11 juillet 1893.
Mme Jeannette M. Thurber, Présidente du National Conservatory of Music of America :

Honorable Madame — Les soussignés vous prient de vous informer que les Tchéco-Américains célébreront le 12 août une "Journée Tchèque" à l'Exposition Internationale.
Les célébrations seront constituées par :
Grande parade.
Oraison par l'Hon. Lieutenant Governor Charles Jonas, du Wisconsin.
Grand concert, avec des œuvres tchèques, par l'orchestre au complet de la World’s Fair, et pour terminer des spectacles de gymnastique par les sociétés Bohemian-American Sokol (Turner).
Le but est de présenter au public américain la culture et le progrès accompli par cette nation. Ayant cela à l'esprit, le comité a sollicité l'assistance de notre compatriote illustre et bien-aimé, le Dr Antonin Dvorak, pour qu'il dirige ses propres compositions lors du concert, et de la sorte parachève le succès de notre célébration.
Le comité qui a rencontré le Dr Antonin Dvorak le 10 juillet à Spillville, dans l'Iowa, a été reçu avec les honneurs et informé du consentement du Dr Dvorak pour accéder à notre requête, à la condition que vous donniez votre accord.
Par conséquent, au nom des soixante mille Tchéco-Américains résidant à Chicago et des environ trois millions habitant ce pays dans son ensemble, nous vous prions de lui donner les autorisations nécessaires, et nos compatriotes seront pour toujours vos obligés.
Le comité s'engage à veiller à la sécurité et au bien-être du docteur quand il sera parmi nous.
Sachant ne pas nous tromper en plaçant notre foi tout entière dans votre sympathie cordiale, avec tout ce qui l'amène à vouloir élever l'esprit et la sensibilité positive des masses, et au vu du calendrier très serré qui n'autorise plus aucun retard, nous vous demandons respectueusement de nous faire part de votre décision dans les meilleurs délais en nous répondant par voie télégraphique.
Très respectueusement vôtres,
 J. M. Kralovec [sic], Président,
648 Laflin street, Chicago, Ill.
V. Vanek, Secrétaire.


Mme Thurber reçut le courrier hier et la nuit dernière elle répondit à la requête avec la lettre suivante :

New York, le 18 juillet 1893
J. M. Kralevec [sic], Président, No. 648 Laflin street, Chicago, Ill.:—
Cher Monsieur—Le National Conservatory of Music of America vient d'envoyer le télégramme suivant au Dr Antonin Dvorak, son directeur :— 
“New York, July 18, 1893.
“Dr Antonin Dvorak, Spilleville [Spillville] Winnischick [Winneshiek] county, Iowa:—
“Mr. Vilim, du comité qui vous a entrevu le 10 juillet au sujet de la Journée Tchèque à Chicago, a personnellement écrit une lettre officielle demandant vos services pour diriger un concert le 12 août. Le National Conservatory of Music of America est très heureux de vous autoriser à accepter l'invitation, afin de faire de ce concert un événement brillant et mémorable pour nos compatriotes comme pour les vôtres.
                                                                                                                                                                                “Jeannette M. Thurber, Présidente.” 
Laissez-moi ajouter que cette requête donne aux administrateurs la grande satisfaction de pouvoir y répondre favorablement. Le patriotisme et le sens civique des Tchéco-Américains sont proverbiaux, et l'intérêt avec lequel ils se sont investis dans notre Exposition Internationale est profondément apprécié par tous les Américains.
Jeannette M. Thurber, Présidente.

Mme. Thurber souhaite également suggérer que les bénéfices éventuels du concert soient versés à un fonds pour la création d'un hôpital tchèque à Chicago, une ville comptant environ soixante mille Tchèques dans sa population et à ce jour totalement dépourvue d'une telle institution.

[fin de l'article du New York Herald, traduction personnelle]

Je cite dans Un été 93 le programme de ce concert, que je recopie ci-dessous :

12/08 Chicago World’s Fair, après-midi : Bohemian Day au Festival Hall. Démonstration de Sokol (rassemblement sportif de masse) et procession avec 30000 personnes tchèques ou d’ascendance tchèque. Concert d’œuvres tchèques, à une exception :

Smetana, ouverture de la Fiancée vendue
Bendl, chœurs (Songs - "Bohemian Chorale")
The Star Spangled Banner pour voix mixtes
DvořákSymphonie n. 8 en sol majeur B. 163 (op.88)
Fibich, Marche funèbre de la Fiancée de Messine
Nápravník, Fandango
DvořákDanses slaves op. 72 n. 1, 2 et 3
Hlaváč, interlude de l'opéra comique The Chase (La Chasse)
Hlaváč, Mazurka n. 8
Dvořák, ouverture Mon Pays Natal

Dvořák dirige ses propres œuvres. Le reste du programme est dirigé par le Prof. Vojtěch I. Hlaváč (1849-1911), chef invité (Tchèque installé en Russie). Les musiciens sont ceux de l'Exposition Orchestra, comportant 114 membres, en réalité l'orchestre Symphonique de Chicago dans une configuration élargie à d'autres instrumentistes de rang (http://brianwise.net/tag/chicago-symphony-orchestra). La chorale mixte porte le nom de United Bohemian Singers of Chicago.

Alain Chotil-Fani, octobre 2018
Un grand merci au Dr Beveridge pour m'avoir fait connaître les écrits de Kovařík et l'article de presse du New York Herald.

Voir aussi

Sur MusicaBohemica : Dvořák par ceux qui l'ont connu

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