La Renarde en 1957
Jusqu'en 1957, le public français ne prit connaissance qu'avec deux opéras de Leoš Janáček, Jenůfa et De la maison des morts. Encore s'agissait-il de deux retransmissions radios en 1947 et 1952 pour Jenůfa et d'une version de concert, également radiodiffusée, pour le second opéra en 1954. Difficile dans ces conditions de se faire une idée précise de la valeur de la dramaturgie mise en œuvre par Janáček. Quelles que soient les qualités des chefs, des chanteurs, des instrumentistes, entendre un opéra en version de concert empêche d'en goûter toutes les richesses musicales et dramatiques, d'en saisir toutes les finesses.
Janáček était décédé en 1928. Près de trente ans après sa disparition, aucun de ses opéras n'avait donc connu le bonheur des planches en France, alors que dans la plupart des autres pays d'Europe, ils faisaient peu à peu leur chemin avec une exception notable, l'Allemagne où depuis longtemps déjà on accueillait à bras et à oreilles ouverts Jenůfa. La révélation vint d'ailleurs d'Allemagne. Et plus précisément d'Allemagne de l'Est. Et d'une initiative théâtrale issue de la forte envie et de la volonté de quelques hommes de théâtre regroupés derrière A-M Jullien. En 1954, ils jetèrent les bases de ce qui devint en 1957 le Théâtre des Nations en organisant un Festival International d'Art Dramatique de la Ville de Paris. Pour implanter encore un peu plus Paris en tant que capitale européenne du théâtre, une manifestation majeure s'imposait. D'autant plus que ses initiateurs souhaitaient partir à la découverte des traditions théâtrales venant de toutes les parties de l'Europe, mais aussi du Monde, qu'elles prospèrent en Chine, au Japon, ou d'ailleurs. Ils invitèrent les créateurs de nouvelles formes scéniques qui œuvraient aussi bien dans le domaine théâtral que dans celui de la chorégraphie et de l'opéra. Du même coup, ils révélèrent au public parisien des personnalités prestigieuses de la mise en scène. En 1956 on ajouta l'opéra aux tragédies et comédies. De grandes œuvres (Le Barbier de Séville, La Bohème, Les Noces de Figaro, Cosi fan tutte) et d'autres moins courues (La Kovantchina) amenèrent un public populaire à un genre musical et artistique qu'il ne fréquentait pas habituellement.
Ce succès propulsa le Festival au premier rang et convainquit ses partenaires (l'Etat français, la ville de Paris, le Conseil général de la Seine) à le transformer en une manifestation pérenne. On créa en 1957 le Théâtre des Nations pour secouer le monde des planches en invitant à Paris quelques troupes et metteurs en scène étrangers connus pour sortir des sentiers battus.
Cette année-là, où dénicha-t-on une troupe d'opéra atypique ? En RDA où l'on savait qu'un auteur comme Bertold Brecht bouleversait la donne théâtrale. Et dans le domaine de la mise en scène opératique, Walter Felsenstein se signalait par son originalité. Qu'apportait donc dans ses malles la troupe du Komische Oper de Berlin ? Un compositeur quasiment inconnu en France et un opéra tout autant inconnu. Janáček et sa Petite Renarde rusée.
Walter Felsenstein prit en 1947 les rênes du Komische Oper, ce troisième opéra berlinois (en plus de l'Opéra d'Etat et de l'Opéra municipal) pour monter des œuvres les plus précieuses et les plus populaires du théâtre musical tout en gardant l'équilibre le plus précis possible entre les deux tendances de ce terme, le théâtre et la musique sans que l'un soit le perdant au bénéfice de l'autre. « C'est l'idée dramatique qui crée la situation où la musique devient indispensable et où le chant s'impose à l'acteur comme seul moyen d'expression » comme l'exprima Walter Felsenstein dans le dépliant remis aux spectateurs. Recruter des chanteurs-acteurs, des choristes, des musiciens, des danseurs, des techniciens, tout ceci se réalisa peu à peu tout au long des premières années. Se succédèrent Les Noces de Figaro, La Fiancée vendue, Le Freischutz, Falstaff, La Femme silencieuse, Le Petit Renard intelligent.
A Paris, au mois de mai 1957, dans le cadre de la première saison du Théâtre des Nations, le Komische Oper débarqua avec toute sa troupe et occupa le Théâtre Sarah Bernard au Châtelet. Les quatre représentations du Petit Renard intelligent (1) s'étalèrent du 27 au 31 mai. Par un heureux hasard qui couronne parfois de longues et patientes recherches, j'ai pu me procurer le matériel distribué aux spectateurs, une brochure en français, un dépliant du Komische Oper, la référence du disque microsillon proposé (2), un livret écrit en allemand et illustré en couleurs, et même un billet d'entrée pour la première représentation.
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| Walter Felsenstein photo non signée de la brochure |
Dans les années 50, l'existence de la musique de ce compositeur sur les trois chaînes de la radio nationale se limitait à quelques présences par an. Dans les salles de concert, on devait même minorer ce constat. Dans la presse quotidienne et hebdomadaire, quasiment aucune mention (une ou deux par an seulement). Dans la presse musicale, les revues Disques et Musica ne citaient que très succinctement Janáček même si la plupart de ces mentions se révélaient laudatives. Les encyclopédies et histoires musicales qui parurent en de forts volumes se montraient généralement tout aussi évasives. Et quand on se rendait chez un disquaire, il fallait avoir beaucoup de chance pour extirper d'un rayon un microsillon portant sa signature. Autrement dit, Janáček était un inconnu. Dans son livre paru en 1930, Daniel Muller mentionnait bien Le Rusé Renard parmi les opéras de Janáček, mais il ne développait pas. Si bien que les lecteurs curieux de 1957 n'étaient pas plus avancés que les mélomanes ordinaires. Et quant à se servir des enseignements du copieux article qu'Henri Bidou avait rédigé en 1938 pour Le Temps, gageons qu'un nombre infime en avait souvenir vingt ans plus tard. Le Renard intelligent parvenait neuf devant les spectateurs.
La brochure distribuée allait-elle apporter un éclairage sur cette œuvre et son auteur ? Examinons en premier comment Hans Heinz Stuckenschmidt (3) l'abordait. Tout de suite, il relevait « Il [Janáček] ne consent à se soumettre à aucune convention. Il compose toujours comme si la musique n'avait jamais été découverte avant lui. Sa résistance instinctive contre tout académisme, contre la congélation de la musique par la froideur des règles, l'immunise toute sa vie contre les maladies de son époque. » Par la suite, Stuckenschmidt évoquait le milieu dans lequel vécut le compositeur qui lui fournit une musique qui "semble composée en plein air" et recevait ses études musicales à Brno, à Prague, à Leipzig et à Vienne. La musique de Wagner, omniprésente à cette époque, "ne le marque que très peu". Retraçant la création pragoise tardive de Jenůfa, il l'attribuait au fait que ses compatriotes dont l'influent Nejedly ne voyaient en lui qu'un "compositeur de province". Le qualifiant de "folkloriste scientifique", comme Bartok, l'auteur déduisait qu'une "technique de composition originale"découlait de ses études sonores. Il citait quelques œuvres dont "la géniale Sinfonietta, le puissant Journal d'un disparu" et listait ses opéras. En fin d'article, une photographie représentait le compositeur dont les traits n'étaient que très peu représentés en France. La brochure détaillait ensuite l'histoire du Petit Renard intelligent en retraçant les péripéties que contenaient les trois actes. Puis le spectateur prenait connaissance de la distribution des rôles. La brochure se terminait par l'évocation des circonstances de la naissance de l'opéra, les dessins de Stanislav Lolek, l'histoire qu'en tira Rudolph Tesnohlidek et l'adaptation qu'en tira Walter Felsenstein. "Si Felsenstein a pu mener les hommes et les animaux de ce jeu d'amour, de souffrance et de mort, tout en nous laissant sur l'impression d'un conte, c'est à force d'efforts et de conscience, d'amour et de dévouement pour le testament de Janacek". Avant que le spectacle se déroule, le spectateur prenait connaissance d'une autre brochure distribuée par la troupe du Komische Oper de Berlin. A moins de posséder la langue allemande sur le bout des doigts, il devait se contenter d'apprécier les nombreux dessins colorés réalisés par un artiste dont le nom n'était pas renseigné. Voir les dessins.
La représentation terminée, que pouvait-il rester dans la mémoire d'un spectateur ? Un flot musical inusité qu'il retrouvait partiellement sur le disque proposé, s'il en avait fait l'acqsuisition. Quant aux interventions des chanteurs-acteurs, des danseurs, quant aux costumes inventifs, au décor poético-réaliste, s'il conservait la brochure distribuée, il en retrouvait quelques souvenirs au moyen des photos qui illustraient certains passages de l'opéra. Hélas, personne ne pouvait approfondir son savoir sur le compositeur, les écrits étant quasiment inexistants, comme il a été déjà indiqué et aucun enregistrement de cet opéra n'était disponible. Il subsistait un très beau spectacle, un très bel opéra, une mise en scène sensible et intelligente, des interprètes valeureux, de vives émotions.
Ce spectacle servait-il pleinement Janáček ? Oui et on. Oui, l'essentiel de l'opéra du compositeur se déroulait sur la scène, aucune coupure ne venait entraver et le cours de l'histoire et les volontés du musicien. Walter Felsenstein n'usait que de son droit d'interprète en livrant sa lecture de l'opéra. Non, également. Chanté en allemand, (en français ou dans une langue autre que le tchèque, les considérations étaient les mêmes), le rythme et les intonations ne pouvaient coller qu'imparfaitement à la musique composée par Janáček, tant celle-ci avait été pensée pour s'exprimer totalement dans sa propre langue. Il en sera toujours ainsi, la traduction ne se révélant qu'un pis-aller. Par ailleurs, le rôle du Renard avait été confié par Felsenstein à un ténor alors que le compositeur avait choisi très expressément une soprano.
Penchons nous maintenant sur les réactions de la presse. L'hebdomadaire Les Lettres Françaises (4), qui saisissait à peu près tout ce qui venait de l'Est pour valoriser les productions des pays communistes, signala les futures représentations s'épanchant sur les prouesses techniques (une scène tournante de 13 mètres de diamètre) et sur le gigantisme de la troupe (237 personnes dont 65 musiciens, 70 choristes, 12 chanteurs, 2 danseurs étoile et 35 enfants) propres à impressionner les lecteurs ! Le nombre pouvait-il garantir la qualité ? Heureusement, quinze jours plus tard (5), la chroniqueuse s'attacha aux qualités intrinsèques de l'opéra hors de toute considération de propagande artistique rejoignant l'idéologie. « Ce n'est pas un opéra-comique, quoique le chant y ait sa place, c'est une féerie musicale où la pantomime, les danses, les cris, la mise en scène forment un tout qu'il est difficile d'étiqueter ». Hélène Jourdan-Morhange ne pouvait s'empêcher de faire allusion à L'Enfant et les Sortilèges de son ami Maurice Ravel et qualifiait un peu hâtivement Janáček de « Ravel tchèque ». Du moins ce parrainage devait-il lui paraître judicieux pour louer à ses lecteurs les qualités d'un compositeur dont bien peu avaient eu l'occasion d'entendre quelques notes de sa musique. « La musique du petit renard est jaillissante : touches vibrantes qui répondent au zéphyr dans les branches, au chant des oiseaux, aux divers cris des bestioles, à l'humour des coqs et des poules, à l'amour des humains aussi. D'aucuns ont reproché un manque d'unité. Pourquoi ? La vie n'est-elle pas faite de contrastes imprévus ? » On laissera à la chroniqueuse l'appréciation curieuse de l'humour (6) que les poules et le coq véhiculeraient pour une approximation de langage et on lui saura gré de mettre le doigt sur un des aspects de la dramaturgie de Janáček, ces changements d'humeur sans transition inutile ou alambiquée. Hélène Jourdan-Morhange insistait sur la force de la mise en scène de Walter Felsenstein, l'inventivité des décors de Rudolf Heinrich, louait le chef Václav Neumann (compatriote du compositeur), admirait la soprano Irmgard Arnold sa « voix exquise, [ses] dons comiques, mime espiègle, danseuse… C'est une grande artiste ». Cette chronique tenait quasiment un quart de page et se trouvait renforcée par une photo des renardeaux entourant leur mère rusée.
René Dumesnil prit « un plaisir extrême » à cette représentation. Il fit ressortir que « la musique est d'une délicatesse subtile. Descriptive, sans doute, mais bien plutôt évocatrice, suggestive, un peu comme celle d'Albert Roussel dans Le Festin de l'araignée. Elle est d'une variété rythmique sans cesse renouvelée ». Il précisait « Janacek n'insiste jamais sur une idée, comme s'il craignait de l'épuiser, et passe avec grande adresse à tout autre chose, brisant le rythme ou la ligne mélodique sans jamais rompre pourtant le fil du discours musical ». Dumesnil reconnaissait la valeur de Janáček à travers Jenůfa, De la Maison des morts, du Journal d'un disparu, valeur confirmée par la production du Komische Oper de Berlin qui « vient de nous montrer les hautes qualités et l'originalité profonde du maître morave ». Les derniers mots du critique saluaient « une inoubliable soirée (7) » Comment résister à cet enthousiasme ? Dans Les Nouvelles Littéraires, Marc Pincherle dans sa revue annuelle (8) cita l'opéra de Janáček « Nous avons vu 'Le petit renard intelligent', cette si curieuse féerie de Janacek, montée dans un décor résolument réaliste et qui a beaucoup plu ». Et pour retrouver La Petite Renarde rusée en France, il sera nécessaire de patienter pendant plus de vingt ans… ! Pour nous, au XXIe siècle, nous avons la chance de visionner et d'écouter cette production (9) devenue mythique par sa rareté et sa réussite. Même s'il n'y eut pas de lendemains, la fin du mois de mai 1957 marqua un jalon dans la réception française de la musique de Janáček.
Pour compléter cette petite revue de presse, on peut rajouter l'opinion d'Emile Vuillermoz qu'il exprima dans un journal américain, le 15 mai 1957, le Christian Science Monitor, à Boston : « quant à la partition de Janacek, elle est un véritable feu d’artifice de rythmes, d’accents, de taches de couleur et de timbres éblouissants. Elle est faite de touches rapides et justes, sans aucun développement scolastique, sans recherches architecturales traditionnelles. Elle jaillit spontanément d’une situation, du sentiment fugitif ou d’une vision brève, sans autre souci que de refléter la vérité de la minute qui passe. L’orchestration est neuve, brillante, personnelle, ne doit rien aux modes et aux routines de l’époque où elle fut écrite. Le triomphe qu’elle a obtenu a souligné l’injustice et l’ingratitude des contemporains de Janáček qui n’ont pas su lui accorder, de son vivant, la place qui lui était due et qu’il occupera un jour dans l’histoire de la musique universelle (10) ».
Enfin, Jacques Feschotte, dans Musica-disques, souligna « l'accueil enthousiaste du public ». Il poursuivait en qualifiant l'opéra « d'œuvre d'ailleurs très particulière, où les animaux - élément lyrique et généreux - et les hommes - élément satirique et brutal - se rencontrent à la faveur d'une fable féerique. La partition du grand musicien tchèque est admirable de fraîcheur et de sincérité ». La note de Feschotte s'accompagnait - fait unique dans les années 50 - d'un portrait du compositeur crayonné par André Galland qui permettait aux lecteurs de mettre un visage sur un nom. Cette réalisation lyrique rompait de plus avec la tradition de la mise en scène des chanteurs dans une position confortable, noble, sur la scène où le chant prédominait sur le jeu. Felsenstein transformait ses chanteurs en acteurs chantant. Il suffit de regarder la soprano Irmgard Arnold, la renarde, courir sur un chemin, grimper sur un talus, franchir les obstacles, ramper, sauter, rouler à terre sans cesser de chanter, le cas échéant, pour saisir à quel point Felsenstein réussissait à recréer la vie sur une scène.
Le succès public du Petit renard intelligent attesté par plusieurs chroniqueurs aurait pu déboucher sur une production française. Dans les maisons d'opéra de l'hexagone, craignit-on que le public de ces représentations « avant-gardistes » ne reviennent pas une nouvelle fois ou d'autres considérations prévalurent-elles, toujours est-il qu'il ne se passa rien. Les renards restèrent dans leur forêt et la musique de Janáček attendit des jours meilleurs. A défaut d'autres perspectives, les auditeurs qui avaient acquis le disque proposé reconstituèrent dans leur esprit, grâce à la musique enregistrée, les scènes qu'ils avaient admirées.
En mai 1959, dans les colonnes de la revue Disques, Jacques Bourgeois rendait compte du premier enregistrement mondial du Petit renard rusé. Le souvenir de la représentation dans le cadre du Théâtre des Nations, en 1957, n'était pas encore trop éloigné pour que les discophiles de la région parisienne qui avaient eu l'opportunité d'assister à l'une de ces représentations se penchent sur cet enregistrement. Salué par un récent Grand Prix du disque (11), cette parution ne pouvait pas passer complètement inaperçue. D'autant plus que l'on y retrouvait deux protagonistes, déjà présents dans la production de l'Opéra comique de Berlin, le chef, Václav Neumann, et Rudolf Asmus dans le rôle du forestier. Il faut mentionner aussi la présence, dans le rôle du renard, de Libuše Domanínská, la grande soprano tchèque de l'époque, tandis que le rôle principal, celui de la renarde était tenu par une autre soprano dont le nom n'a pas franchi les années. Après avoir évoqué dans quelles conditions cet opéra fut composé, le chroniqueur remarquait « si le chant, la plupart du temps, constitue un exemple remarquable de liberté mélodique, proche du langage parlé, émouvant, familier et cocasse tour à tour, l'orchestre loin de se borner à une efficacité toute fonctionnelle, comporte des pages d'une intense et frémissante beauté ». Il terminait son article en recommandant ces disques « vu l'intérêt d'une œuvre qui mérite une place à part dans l'histoire de l'Opéra, nous ne saurions assez conseiller cet enregistrement ».
Hasard des parutions, sur la même page que l'opéra de Janáček, on traitait d'une nouvelle publication de l'opéra de Mascagni, Cavalleria rusticana dont c'était déjà la septième version au disque ! Succès public sur les scènes, amplifié par un choix conséquent de versions, la notoriété de cet ouvrage croissait sans arrêt alors que La Petite Renarde rusée languit plus de vingt ans avant de se retrouver sur une scène française.
Si prestigieuse qu'ait été la production berlinoise du Petit renard intelligent, si positive qu'ait été la réception par les critiques et le public, elle ne produisit pas de retombées favorables sur la musique du compositeur. Après cette brève percée, Janáček retourna dans les brumes de l'indifférence et continua sa traversée du désert.
Joseph Colomb - décembre 2012
Notes :
1. C'est ainsi que fut baptisé l'opéra de Janáček sur la brochure distribuée.
2. Pathé, DTX 242, microsillon 33 tours. Supraphon a effectué ces enregistrements en 1954 en Tchécoslovaquie, Vaclav Talich dirigeait la Philharmonie tchèque : Taras Bulba et La Petite Renarde rusée, suite d'orchestre.
2. Pathé, DTX 242, microsillon 33 tours. Supraphon a effectué ces enregistrements en 1954 en Tchécoslovaquie, Vaclav Talich dirigeait la Philharmonie tchèque : Taras Bulba et La Petite Renarde rusée, suite d'orchestre.
3. Hans Heinz Stuckenschmidt (1901 - 1988), musicologue allemand. Pourquoi ne fit-on pas appel à un musicologue français ? Par manque de postulants, en 1957, Marc Pincherle était à peu près le seul qui aurait pu s'investir dans cette tâche. L'année précédente, les éditions Buchet/Chastel avait publié Musique nouvelle de Stuckenschmidt dans lequel le musicologue s'il plaçait le compositeur de La Petite Renarde rusée dans un bon rang parmi les musiciens modernes ne parlait pas de son opéra.
4. Les Lettres Françaises, n° 672 du 23-29 mai 1957.
5. Les Lettres Françaises, n° 674 des 6 et 12 juin 1957.
6. L'humour ne ressort pas des paroles du coq et des poules mais de l'ensemble de la scène et surtout de la rouerie du discours de la renarde qu'elle adresse aux volatiles.
7. Le Monde, 29 mai 1957.
8. Les Nouvelles Littéraires du 9 janvier 1958. Je n'ai pas pu consulter les différents fascicules des Nouvelles Littéraires de l'année 1957 et n'ai donc pas pu retrouver la chronique que très certainement Marc Pincherle a rédigée lors de ces représentations par l'Opéra de Berlin.
9. un DVD Immortal 960001 a préservé la réalisation de cette époque dans la mise en scène de Walter Felsenstein avec ses protagonistes tels qu'ils se produisirent au sein du Théâtre des Nations, la soprano Irmgard Arnold dans le rôle de la renarde, Manfred Hopp dans celui du renard, Rudolf Asmus comme garde-forestier et Václav Neumann à la tête de l'orchestre de l'Opéra-Comique de Berlin. Voir l'article.
10. Médiathèque Gustav Mahler, Paris - Fonds Vuillermoz, Vuil 12k
11. Supraphon a réédité récemment cet enregistrement en CD.


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