Chorale des instituteurs moraves en France - article 6
les années récentes
Chorale des instituteurs moraves en France - article 6 : années récentes - le présent article
Il ne s’agit plus, à proprement parler, de tournées en France de la chorale des instituteurs moraves en 1989, 1994 et 2010. En effet, chaque venue dans l’Hexagone des choristes moraves durant ces trois années ne déboucha que sur un concert. Devrait-on pour autant passer sous silence leur présence ?
Année 1989
En dehors du changement de chef, les choristes moraves revenant sous la direction de leur chef principal Ludomír Mátl, l’année 1989 aurait pu être considérée comme une poursuite de l’activité de l’année précédente. Les instituteurs gardèrent les deux solistes féminines, la soprano Dagmar Bundžová et la violoniste Hana Kotková qui intervinrent, l’une au cœur de Potulný šílenec, Le Fou errant (IV/43) de Janáček, la seconde pour accompagner les quatre pièces de Zdeněk Lukáš, Jaro se otvírá (Le Printemps s’ouvre). Leur carte de visite musicale se présentait dans la continuité des années précédentes. Pour commencer la démonstration vocale, hors de leur arbre généalogique, ils choisirent pour chacune de leurs prestations, une ou deux pièces de Giovanni Palestrina, tantôt Improperia tantôt Pueri hebraeorium. Après cette incursion dans la musique italienne, ils reprirent dans la musique de leur pays d’origine des œuvres de Janáček, Smetana, Křížkovský, Suchoň, Petrželka (1), Lukáš, Šoupal (2) et Halma avec quelques variations d’une année sur l’autre dans le choix des représentants tchèques. Foerster absent en 1989 s’imposa en 1994 et 2010, Smetana disparut lors de l’une de ces deux dernières années, en même temps qu’on plaça Gallus-Handl et Harant, deux maîtres de la Renaissance bohémienne aux côtés des méditerranéens Palestrina et Victoria pour montrer que la musique tchèque ne commençait pas seulement avec Smetana.
En 1989, l’occasion de revenir en France fut donnée aux instituteurs moraves au retour de leur tournée en Espagne. Ils quittèrent leur pays le 9 juillet, traversant l’Allemagne pour s’arrêter à Strasbourg où ils passèrent la nuit au Centre international de rencontres. Le lendemain, ils poursuivirent leur route par Colmar pour atteindre Narbonne en fin de journée où ils dormirent dans l’hôtel bon marché F1 de la ville. Le 11 juillet, la cité de Carcassonne les vit passer au pied de ses remparts. Continuant leur route, ils traversèrent les Pyrénées et rejoignirent Barcelone après un arrêt à Figueras. Firent-ils une visite au musée Salvador Dali à cette occasion ? On ne le sait pas. La capitale de la Catalogne leur offrit l’hospitalité dans l’auberge Albert Torrès. Combien de temps dura leur séjour hispanique ? Entre dix et douze jours puisque le 24 juillet, ils regagnèrent Toulouse où ils retrouvèrent l’église Notre-Dame de la Daurade qui les avait déjà reçus en 1983. Ils déroulèrent leur programme qui ne comptait pas moins de vingt chœurs.
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| Ludomír Mátl à la tête des PSMU |
Janáček ne fut honoré que par deux de ses chœurs, l’un composé en 1906, Rozloucení, provenant du recueil Čtvero mužských sborů moravský, IV/28, et le second Potulný šílenec (Le fou errant), IV/43 datant de 1922. Ce dernier, les instituteurs moraves l’avaient chanté dans chacune de leurs étapes françaises l’année précédente. Deux chœurs seulement de Janáček, mais de son mentor au monastère des Augustins, Pavel Křížkovský, 3 pièces chorales Dar za lásku (Le cadeau d’amour), Rozchodná (Chant de séparation) et Šatečka. En ce mois de juillet 1989, ces instituteurs moraves savaient-ils que, soixante ans plus tôt, à Toulouse et dans une trentaine d’autres villes, des choristes beaucoup plus jeunes qu’eux, avaient chanté Klenči (3) que leur instituteur pragois, Frantisek Bakule, leur avait appris. Etonnante coïncidence. Il est vrai que les maîtres d’école avaient conclu leur récital toulousain par sept pièces chorales issues des folklores de leur pays que Zdeněk Lucáš et deux anciens dirigeants de leur chorale, Jan Šoupal et Oldřich Halma avaient composées, dont ce Klenči (harmonisé par Jindřich Jindřich), comme une révérence à leur culture. Il n’était donc pas anormal de reprendre cette pièces populaire que les enfants de la chorale Bakule avaient promenée en 1929 dans presque toute la France.
La presse musicale nationale ignora ce concert, on avait tant d’autres concerts à rendre compte. D’autre part, beaucoup en ce mois de juillet pensaient aux vacances qui arrivaient et certains déjà avaient la tête et les oreilles ailleurs sur leur lieu de villégiature. L’écoute était plutôt portée vers les festivals d’été qui enchantaient les estivants mélomanes que vers un unique concert d’instituteurs étrangers que l’on imaginait simples amateurs, voire débutants. De la brève halte des chanteurs moraves dans la ville rose ne survécut qu’une beau prospectus. Inspiré par un dessin d’Alfons Mucha, sans le chatoiement des couleurs de l’original, cette annonce dont se chargèrent Les Amis des Orgues de la Daurade annonçait le passage des choristes moraves à Toulouse.
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| Prospectus annonçant le concert toulousain de la chorale morave |
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| Affiche réalisée en 1911 par Alfons Mucha pour les choristes moraves |
Année 1994
Les instituteurs moraves entreprirent un périple qui les amena de nouveau à Toulouse. En fait l’engagement pour un seul concert en France, comme en 1989 et encore dans la même ville du sud, donna l’idée aux choristes d’utiliser cet engagement artistique pour lui joindre un intérêt touristique. En août, période de vacances pour eux et pour leurs conjointes, ils ne voyagèrent pas seuls, mais toutes leurs épouses, ou du moins un certain nombre d’entre elles, participèrent à ce périple.
Ne les imaginons pas prendre leur temps pour visiter telle ou telle ville dans le détail, s’attardant dans un musée, s’arrêtant longuement pour humer l’air frais et odorant des montagnes du Tyrol autrichien. Non, leur équipée ne dura que six jours comprenant l’aller, le concert et le retour. Gageons que rentrés à Brno, ils eurent besoin de quelques jours de repos pour se reprendre. Examinons leur itinéraire. Leur autobus partit de Moravie le samedi 20 août 1994. Passant la frontière autrichienne, les choristes rejoignirent le cours du Danube à Krems. Remontant le courant du fleuve, ils passèrent à Melk où à travers les vitres de leur bus, ils admirèrent l’imposante église baroque qui dominait et la ville et le Danube. Mais il leur restait un long chemin à parcourir. Pas le temps de faire une halte. D’autant plus qu’à Salzbourg les attendait un lieu tout aussi magique. C’est là, très probablement qu’ils déjeunèrent et peut-être effectuèrent-ils quelques pas dans la ville, mais eurent-ils le temps de pénétrer dans la maison de Mozart ? On peut en douter. Le voyage se poursuivit par Zell am See, puis un petit crochet les amena à Kitzbuhel, la station de sports d’hiver et en fin de journée, l’autoroute les déposa à Innsbruck où ils passèrent la nuit. Le lendemain, le Tyrol les accueillit avec ses sommets, mais les regards rapides qu’ils lançaient vers les paysages traversés ne les contentaient sûrement pas par rapport aux escales qu’ils auraient souhaiter faire si le temps ne leur avait pas été compté. En Suisse, ils longèrent le lac de Constance (Bodensee), traversèrent Schaffouse (aperçurent-ils les chutes du Rhin ?). Essayant toujours de joindre l’agréable à l’utile, leur route les amena à Interlaken. Entre les deux lacs de Thun et de Brienz, la ville touristique d’Interlaken leur procura une vue sur la Junfrau dont la blancheur éblouissait tous les touristes qui se pressaient dans ce lieu.Encore quelques heures de car et enfin, les choristes et leurs épouses gagnèrent Genève pour un repos nocturne, sans doute un peu court, mais néanmoins réparateur. A la porte de la France, leur voyage n’était pourtant pas terminé. Près de 400 kilomètres les attendaient et surtout, ils ne voulaient pas rater la visite du Pont du Gard, édifice gallo-romain dont aucun équivalent n’existait en Europe centrale. Quand ils traversèrent Lyon et longèrent le Rhône à Vienne, les chanteurs se rappelèrent les concerts qu’il donnèrent six ans auparavant dans la banlieue lyonnaise à Oullins et dans la cité gallo-romaine de l’Isère. Ils purent montrer à leurs épouses les lieux qui les avaient reçus. Pour leur repos à Avignon, choisirent-ils le même type d’hébergement bon marché que celui qu’ils avaient retenu en 1980 ? On peut penser en effet, par soin de leur bourse, qu’ils logèrent dans une cité universitaire. Le mardi 23 août, il leur fallait parcourir une dernière étape d’un peu plus de 300 km pour arriver au but. Là encore, la vision de la cité moyenâgeuse de Carcassonne ravit les regards. Cependant, on ne pouvait flâner. L’impératif d’obtenir un temps raisonnable pour une répétition les obligeait d’arriver en milieu d’après-midi à Toulouse au cloître des Jacobins où se tenait le concert qui débutait à 21 heures.
Dans la ville rose, les choristes se trouvaient un peu comme chez eux. En 1983, en 1989, les amis de Notre Dame de la Daurade les avaient fêtés. Cependant en 1994, c’est dans le cloître des Jacobins (4), en centre ville qu’ils se produiront. Il fallait aux choristes moraves une belle résistance physique et une aussi belle force morale pour supporter les fatigues d’un si long voyage. D’autant plus que leur concert ne contenait pas moins de 19 chœurs et que, jusqu’au bout de la soirée, il leur fallait tenir la haute qualité de leur chant choral appréciée par de nombreux auditeurs.
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| Le chef Jan Rozehnal au cours de l'étude d'un chœur |
Programme savamment composé par le chef Jan Rozehnal, il comprenait d’abord une série de pièces anciennes datant de la Renaissance dont trois pièces de Gallus-Handl, compositeur né en Slovénie et décédé à Prague que les Tchèques rangent volontiers dans leur patrimoine. De ce musicien, la chorale interpréta une de ses plus fameuses œuvres, le motet à 8 voix O magnum mysterium. Pour montrer de nouveau qu’ils ne se cantonnaient pas uniquement à la musique d’Europe centrale, ils chantèrent aussi bien Palestrina que Victoria. Pour la suite du concert, les choristes saluèrent trois de leurs maîtres, Pavel Křížkovský avec l’un de ses plus célèbres chœurs, Utonula (La jeune noyée), Josef Bohuslav Foerster et Janáček. Plongeant dans le cycle Neuf chœurs pour voix masculines du second, ils en choisirent trois qu’ils firent suivre de trois chœurs extrait du cycle Quatre chœurs moraves pour voix d’hommes IV/28 composés par Janáček entre 1900 et 1906 et Les 70 000. Succédèrent à ces trois maîtres, 5 pièces puisant dans la musique populaire harmonisée par le slovaque Eugen Suchoň et le tchèque Jan Seidel terminèrent la soirée.
Dans le flot des concerts estivaux que le nombre croissant de festivals amplifiait encore, difficile de privilégier tel lieu, tels interprètes, tels compositeurs aux dépens d’autres. Même la presse musicale se trouvait devant ces dilemmes. Inutile d’y chercher un compte-rendu de cette unique séance chorale. Les choristes se contentèrent d’applaudissements et des paroles que certains auditeurs leur prodiguèrent après leur prestation, malgré la difficulté de compréhension mutuelle due à la langue tchèque qui n’était pas parlée par beaucoup d’auditeurs, on s’en doute. Dès le lendemain, ils prirent le chemin du retour en utilisant deux journées pour jouir des richesses naturelles et architecturales qui s’offraient à eux. Leur visite de Carcassonne se passa au pas de charge. De Marseille jusqu’à Monaco, but de leur première journée de retour, ils profitèrent des vues variées sur la la Mer Méditerranée et sur ses côtes, malgré le grand nombre d’estivants qui jouissaient du soleil et de la mer. Au cours de la dernière journée du voyage retour, ils traversèrent l’Italie du nord, en passant par Turin, Vérone et Venise avant de poser les pieds chez eux à Brno.
Notons que le mois suivant, Paris reçut un autre ensemble choral, la Schola Gregoriana Pragensis qui plaça sa prestation sous le signe de « musiques de la cathédrale de Prague ».
Pendant seize ans, on ne revit plus l’ardente troupe des instituteurs moraves en France. Néanmoins, ils rendirent visite à la Grande Bretagne en 1998, à l’Italie à trois reprises en 1999, 2000 et 2002 et franchirent même l’Atlantique pour les USA et le Canada en mai et juin 2003. L’année suivante les vit en Méditerranée à Malte alors qu’en 2007, ils parcoururent les pays nordiques, Suède et Danemark avant de revenir en France en 2010.
Année 2010
Comme en 1989 et en 1994, le venue de la Chorale des Instituteurs moraves ne déboucha en France que sur un seul concert dans un lieu unique. Après le Sud-Ouest et Toulouse, l’Alsace à travers la ville de Strasbourg reçut les chanteurs le 5 juin 2010 dans l’église de Saint-Pierre le Vieux, non loin du canal qui insère la vieille ville entre ses bras. Obéissant aux gestes de leur chef principal, Ludomír Mátl, ils déroulèrent un répertoire assez différent de leur prestations antérieures. A Strasbourg, il se composait essentiellement de chœurs religieux, programme inspiré sans doute par le lieu dans lequel ils se produisaient. Smetana, par son chœur Modlitba (Prière), ouvrit la procession musicale. Les instituteurs après avoir salué Victoria et Palestrina (dont on entendit de nouveau Pueri hebraeorum - Enfants hébreux) convoquèrent deux de leurs compatriotes de l’époque Renaissance, Jacobus Gallus-Handl et Krystof Harant pour trois pièces. Leur succédèrent deux représentants de la modernité due aux débuts du XXe siècle, Janáček et Foerster. Du premier, pour rester dans la tonalité de l’ensemble du concert, ils chantèrent deux pièces religieuses, Veni santé spiritus et un Ave Maria (5) affublé d’habits tchèques dans son intitulé voulu par le compositeur Zdrávas Maria. Ces deux pièces dataient de 1903 - 1904 et la seconde fut très certainement adaptée à leur configuration particulière, puisqu’elle nécessite en plus du chœur, l’intervention d’un violon et d’un piano (ou de l’orgue). Il ne semble pas que les instituteurs aient amené avec eux Hana Kotková (comme les années précédentes) ou une autre violoniste. Il était possible cependant de se passer des instruments, des interprétations un peu plus anciennes avaient eu recours à cette absence d’accompagnement instrumental. De Foerster, ils avaient extrait trois pièces du cycle Neuf chœurs pour voix masculines dans lequel, les autres années (6), ils avaient déjà emprunté les mêmes pièces Oráč (Le Laboureur), Velké, siré, rodné lány (Vastes champs du pays natal) et Poli cestou (Par le sentier des champs). Il fallait bien saluer dans cette enceinte dévote un des saints patrons tchèques. Ainsi, chantèrent-ils un hymne à Svatý Václave (Saint Václav) dû à Foerster. Quittant la musique religieuse de leur pays, ils interprétèrent trois pièces du compositeur allemand Carl Orff, célèbre pour ses Carmina burana. Mais on donna le signal final de ce récital en revenant à Janáček dont la chorale reprit Láska opravdivá qui rompait avec le caractère général du contenu du concert.
Dès le lendemain, les choristes repartirent pour Bruxelles où ils étaient attendus pour un concert dans une église. Ils mirent un point final à cette longue tournée en kilomètres, mais courte en durée, en s’arrêtant le 8 juin à Walssassen, ville allemande près de la frontière tchèque, pour un dernier concert dans une église de la ville. A n’en pas douter, dans ces deux cités, ils déclinèrent les musiques qu’ils avaient chantées à Strasbourg.
En dehors des Strasbourgeois, qui prit connaissance du concert de la Chorale des Instituteurs moraves ? La revue musicale Classica, par exemple, ne le répertoria pas dans sa rubrique « Agenda » du mois de mai 2010 à la page « Strasbourg ». N’eurent droit à la citation dans ces pages que le Macbeth de Verdi, le 4 et 6 mai, à l’Opéra national du Rhin et deux concerts de la fin du mois de mai de l’Orchestre philharmonique de Strasbourg.
Merci à Jiří Krumpholc, ancien président de la Société Chorale des Instituteurs Moraves (Pěvecké sdružení moravských učitelů) pour les nombreuses informations et les photos inédites concernant les tournées étrangères de la Chorale et au chef d’orchestre Robert Ferrer qui m'a permis la communication avec Jiří Krumpholc.
Joseph Colomb - octobre 2019
Notes :
1. Vilém Petrželka (1889 - 1967) chef d’orchestre, compositeur. Il fut un élève de Janáček en 1908 à l’Ecole d’Orgue. A la création du Conservatoire de musique de Brno, il devint professeur dans cet établissement où il eut comme élève Vilem Tausky, entre autres. Avec Jaroslav Kvapil et Ludvik Kundera, il créa le Club des compositeurs moraves que Janáček présida dans un premier temps. Cette société, active jusqu'en 1940, joua un rôle important dans la vie musicale de la ville. A la fin de la seconde guerre mondiale, il travailla à l’Académie Janáček à Brno. La chorale morave chanta son chœur op. 37 To je má zem (C’est moi) à Paris et à Nîmes en juillet 1980. Petrželka composa des pièces pour piano, des œuvres de musique de chambre dont cinq quatuors à cordes, des cycles de chants, des chœurs et des ouvrages symphoniques.
2. Jan Šoupal (1892 - 1964) Il devint le chef de la Chorale des Instituteurs Moraves, succédant à Ferdinand Vach son créateur. Il composa plusieurs chœurs et harmonisa pour une chorale plusieurs chants populaires.
3. Ja nemám v tom Klenči, titre complet d’une chanson de la région de Domažlice en Bohême, arrangée pour chœur par Jindřich Jindřich.
Voici les paroles de cette chanson :
Je n’ai pas dans ce Klenči le moindre plaisir
Je n’ai pas dans ce Klenči la moindre joie
Je m’en irai dans le monde,
où la rose s’épanouit,
et là je ferai la cour
à de nombreuses jeunes filles.
Klenči est le nom d’un village près de Domažlice.
4. Piano aux Jacobins. Un festival de piano utilise le site du cloître de l’église toulousaine des Jacobins depuis 1979 chaque année durant le mois de septembre. On y invite aussi bien des pianistes à la notoriété bien établie que des jeunes instrumentistes prometteurs.
5. Janáček avait déjà composé probablement en 1883 un Ave Maria (IV/16) à partir d’un texte de Byron. Après une impression locale en 1890, cet Ave Maria a été publié par Editio Supraphon en 1979. Plusieurs enregistrements plus ou moins récents entretiennent la confusion entre ces deux pièces (Zdrávas Maria - II/14 - et Ave Maria - IV/16) en baptisant la première du simple nom d’Ave Maria. Si jamais les choristes moraves avaient plutôt choisi l’Ave Maria II/14, les auditeurs auraient eu la chance d’entendre au cours de cette pièce, un bref solo d’un ténor avant que l’ensemble des chanteurs ne reprennent le fil du chœur.
6. En 1994, les instituteurs moraves avaient choisi dans ces neuf chœurs de Foerster Oráč (Le Laboureur), Velké, širé, rodné lány (Vastes champs du pays natal) et Poli cestou (Par le sentier des champs) exactement les mêmes chœurs qu’en 2010. En 1980, ils chantèrent Velké širé rodné lány, Skřivánkovi (l’Alouette) et Hymnus. En 1983, ils présentèrent seulement Oráč et Skřivánkovi.
La chorale des instituteurs moraves, si elle se dévouait pour faire connaître les ouvrages choraux de Janáček n’oubliait pas d’autres compositeurs tchèques. Ainsi lors de sa première venue en France en 1908, elle programma les trois chœurs de Josef Bohuslav Foerster Oráč (Le Laboureur), Velké, širé, rodné lány (Vastes champs du pays natal) et Poli cestou (Par le sentier des champs) qu’un siècle plus tard, elle continuait de chanter.




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