vendredi 5 novembre 2010

Mille et un Goin' Home : cuivres

Nous poursuivons le panorama des adaptations du Largo, deuxième mouvement de la Symphonie du Nouveau Monde d'Antonín Dvořák, avec le répertoire pour cuivres.

Nous devons à J. D. Shaw, professeur de cor à l'Université du Nouveau Mexique, une transcription bienvenue pour quintette de cuivres. Professeur Shaw est le soliste des Boston Brass, formation à la réputation internationale, que nous pouvons écouter ici.  L'on notera que le solo destiné à l'origine au cor anglais passe ici au French Horn.
 




La même adaptation dans la version du groupe Five Cents Sharp :




Une autre approche, plus orchestrale quoique réservée aux cuivres, est proposée par les étudiants de l'université colombienne de Caldas. 
 


Impossible de parler des universités américaines sans évoquer les célèbres Marching Band, ces fanfares si appréciées pour leur répertoire pompier qu'elles accompagnent d'une savante chorégraphie. On n'est vraiment pas tenu d'apprécier ces accents facilement vulgaires et tombant dans un kitsch pénible. On gardera à l'esprit qu'il s'agit outre-Atlantique de véritables institutions dont l'enjeu dépasse le seul cadre artistique. L'on notera dans le clip ci-dessous la posture surélevée du chef d'orchestre, indispensable pour que son geste soit perçu par les musiciens évoluant sur une bonne moitié du terrain.




Sans chorégraphie et plus solennelle, la  U.S. Air Force Band parvient à redonner une noblesse certaine au Goin' Home national. Cette version a semble-t-il été utilisée dans le film Danger immédiat (Clear and present Danger) de Phillip Noyce, avec Harrison Ford (1994).




Le Japon possède aussi ses Marching Band. Le festival de la JSDF (Japanese Self Defense Force) est l'occasion de réunir les fanfares nationales étrangères. Voici celle de la JGSDF (Japan Group Self Defense Force) Northern and Eastern Army dans le 4e mouvement de la dernière symphonie d'Antonín Dvořák.




Retour en Europe. Le Edinburgh Military Tattoo est un festival annuel réunissant les musiciens des forces armées du Royaume Uni et du Commonwealth dans la capitale écossaise. Chanteur larmoyant en habit de gala, intervention tonitruante des cornemuses à 1'17, c'est parfaitement british et - may God forgive me ! - d'un complet bad taste.



Retour au pays de Julius Fučík, le "roi des marches", avec la prestation des militaires de l'armée tchécoslovaque - nous sommes encore en 1991, avant l'indépendance de la Slovaquie - devant un public apparemment ravi. Pas de Goin Home ici mais une nouvelle adaptation du Finale.


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