mercredi 14 juillet 2010

Mille et un Goin' Home : au piano

... ou comment l'air populaire américain, adapté de la Symphonie du Nouveau Monde d'Antonín Dvořák, se retrouve sous les doigts de simples amateurs :




comme des plus prestigieux jazzmen.



Art Tatum, fabuleux pianiste, possédait aussi une version toute personnelle de la 7e Humoresque à son répertoire.

Dans l'exemple qui suit, un anonyme a cru bon de faire partager sa version pour synthétiseur (que l'on n'est pas obligé de s'infliger en entier) :



Alors que celui-ci, plus inspiré, se laisse porter par la mélodie pour improviser :



Séquence easy listening : ils se nomment The 5 Browns, et - le croiriez-vous ? - chaque Brown a son piano. Les voici réunis quelque part dans les environs de Salt Lake City (semble-t-il) pour jouer deux airs classiques et populaires. Simple Gifts, ravissant chant shaker (et non quaker comme tant l'écrivent de bonne foi) cité par Copland dans son ballet Appalachian Springs ; enchaîné avec notre cher Goin home. Dvořák et Copland réunis dans une même vision légère, certes, mais ô combien symbolique.




Encore un saut dans l'affect avec cette adaptation du Canadien Dan Gibson :




Plus classique, à l'orgue :



Pour finir avec le piano, laissons de côté le Largo pour le 4e mouvement. Connaissez-vous le New World Concerto, ou Concerto pour piano du Nouveau Monde ? Écoutez donc :




Le Concerto from the New World reprend, avec piano virtuose, le dernier mouvement de la Symphonie, condensé et chargé d'effets spectaculaires - oubliée, la coda pianissimo si tendrement inventée par le compositeur...

Non, Dvořák n'est pas responsable de cette adaptation tape à l'œil... Il fallait oser, le Britannique John Lenehan l'a fait. Le jeune prodige croate Maksim Mrvica est au clavier.

Le même en concert :




Reste que cela semble plaire au public... Et pourquoi pas ? diront certains.

Accueil : Mille et un Goin' Home


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