Je ne connais pas de musicien populaire aussi emblématique des années de guerre et de la Libération que le tromboniste et chef d'orchestre de jazz américain Glenn Miller, tragiquement disparu en 1944 alors qu'il volait vers Paris. Sa musique, immédiatement reconnaissable (le fameux Glenn Miller sound) est à la frontière du jazz et de la danse. Parmi les très nombreux morceaux de son répertoire l'on trouve assez naturellement la mélodie Goin Home. L'on remarquera que dans son discours introductif, Glenn Miller cite bien Antonín Dvořák comme auteur de la musique, et non Arms Fischer ou un compositeur de Spirituals inconnu. L'on peut exceller dans la musique légère et se révéler plus averti que certains musicologues, ou prétendus tels...
Je ne résiste pas à l'occasion de mentionner ci-dessous l'interprétation toute personnelle de la 7e Humoresque de Dvořák par le même Glenn Miller.
Acker Bilk, fabulous clarinettiste britannique, est célèbre pour la chaleur de son vibrato. On se fera une idée en savourant sa propre vision du Going Home.
L'excentrique saxophoniste Rahsaan Roland Kirk - qui savait jouer de multiples instruments, parfois en même temps - a lui aussi revisité la mélodie d'Antonín Dvořák dans son album de 1970 intitulé Rahsaan Rahsaan. Je n'ai malheureusement pas trouvé d'illustration sonore sur l'internet de cette interprétation, dont l'existence est attesté ici : http://www.jazzdisco.org/roland-kirk/catalog/#atlantic-sd-1575 .
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